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Myosotis

 | Sujet: Iuul [Fiction] Lun 9 Mai - 20:04 | |
| Prologue
Iuul n’était pas consciente de ce qui lui arrivait. Elle sentait une énorme boule dans la gorge et son coeur battait sourdement dans ses oreilles. Elle jeta un coup d’oeil derrière elle et éclata en sanglots.
Chapitre 1
Iuul était assise au bord du grand rocher, et admirait les montagnes au loin. C’était une fille d’haute taille et très mince, avec des cheveux roux et des yeux verts. Son teint était pâle et ses mains fines. C’était une personne intelligente, maligne et rapide. Elle était habituellement habillée d'une petite tunique rouge et d'un pantalon vert foncé, en tissu très fin. Son père vint s’asseoir à côté d’elle et noua ses bras autour de sa taille.
« Tu devras être forte, lui dit il. - Pourquoi papa ? - Je pressens un tourment pour nous tous. Et pour toi. »
Iuul se tut. Son père avait rarement des vues sur le futur, mais quand il en avait, Iuul l’écoutait et sentait sa gorge se nouer car les vues ne sont jamais de bonne augure.
« Mais, qu’est ce que tu as vu cette fois ? - Un grand mal, Iuul, un grand mal. Bien plus que tous les autres que tu as déjà vécu. Et plus que jamais, tu devras être forte. »
Ils avaient ensuite continué à observer les montagnes, puis, quand les étoiles avaient commencé à briller, père et fille s’étaient dirigés vers leur maison. Iuul avait déjà oublié, comme les autres vues de son père.
« Mmm… De l’oie. - Non. - Du canard ? - Non plus. - Du… poulet ? - Tu donne ta langue au chat ? - D’accord. - Du saumon ! »
Dans la cuisine, Iuul et la cuisinière Dissa s’amusaient. À chaque repas, la fillette devait deviner ce que la cuisinière avait fait pour le dîner. Et à chaque fois, Iuul n’arrivait pas à deviner.
« Un jour, j’y arriverait, dit elle en descendant de la table où elle était assise. - Oh, ça, j’en doute pas. Tu as le don de ton père et tôt ou tard, il se manifestera un jour. - Oui, mais ça fait longtemps que je devrais déjà l’avoir ! Peut être on s’est trompé et je ne l’ai pas ! - Ne dis pas de sottises. Le don mets du temps à venir, tu le sais. Et le jour où tu t’y attende le moins, il sera là ! dit Dissa d’une voix enjouée. - Oui, mais qu’est que je fait en attendant ? - Tu profite d’être encore qu’une enfant… Même si tu as douze ans ! - Oh, Dissa, s’il te plaît, refais le une autre fois ! - Encore ?! Je la'i déjà fai trois fois ! Non Iuul, une autre fois peut être. - S’il te plaît ! - Bon, d’accord.”
Ravie, la fillette remonta sur la table et observa fixement la cuisinière qui la regardait dans les yeux. Puis, d’une voix profonde, la cuisinière dit d’une voix qui n’était pas la sienne :
“Ce n’est pas juste ! - Pars ! - Mais je veux rester avec toi papa ! - Iuul, s’il te plaît…”
Dissa toussa un long coup et regarda Iuul. Celle-ci était troublée, le teint livide et le visage apeuré.
- C'était papa et moi… murmura Iuul avec un fil de voix. - Je te l’ai dit, Iuul, les coups d’oeil sur le futur ne sont pas un jeu. Mieux vaux ne rien savoir.”
Iuul acquiesça, distraite. Son esprit était ailleurs, comme la plupart du temps. Dissa soupira, et reprit d’une voix joyeuse :
“Et si tu m’aidais à mettre la table ?”
Le soir, Iuul se retournait plusieures fois dans son lit. Elle avait peur, mais elle ne savait pas pourquoi . Constatant qu’elle ne pourrait pas dormir cette nuit, elle enfila ses chaussures et sortit de la maison à pas feutrés. Son père n’aurait jamais voulu qu’elle sorte seule la nuit mais elle avait besoin de solitude et de calme.
Dehors, une petite brise fraiche carressa la joue d’Iuul, qui sourit mélancoliquement. Elle sentait une grande tristesse dans le plus profond de son être, un fardeau trop lourd pour qu’elle puisse le supporter. Elle décida de se diriger au grand rocher, où elle pourrait observer les alentours et oublier ce qu'elle ressentait. Elle commença à marcher.
“Ce que je fais est ridicule, se disait elle. Je ne devrais pas être seule dehors, à cette heure ci. Papa va se fâcher et il ne me laissera plus sortir. Dissa et lui vont se faire un sang d'encre s'ils se réveillent.”
Mais même comme ça, elle continuait à marcher. Enfin, elle arriva au grand rocher, essouflée. Au lieu de s’asseoir en face des montagnes, comme le matin même, elle s’assit en face du village. Elle scruta durant longtemps les silhouettes des maisons et la fumée qui s’élevait de quelques cheminées. Iuul se sentait déjà beaucoup mieux. Elle allait rentrer quand elle elle posa son regard sur le ciel. Et là, son souffle se coupa. Une myriade d’étoiles scintillantes brillaient dans le ciel d’encre. Iuul avait l’impression de plonger dans un univers de lumière, de se baigner dans un lac baigné par la lune. Elle avait l’impression d’être absente et présente au même temps. Et, inexplicablement, sa tristesse s’évapora.
Elle resta longtemps, là-bas, à observer le ciel puis son village. Elle cru percevoir une lumière dans sa maison. Elle plissa les yeux pour dicerner ce que cela pouvait être quand elle vit que ce n’était pas seulement sa maison qui était alumée, mais aussi toutes celles du village ! Pensant qu’on était en train de la chercher, Iuul courut le long du chemin qui menait au village. Elle trébucha, dérapa puis trébucha encore, sans s’arrêter. Elle était déjà près des premières maison. Elle allait crier pour leur dire où elle était mais le son mourut dans sa gorge. Les lumières qui illuminaient les maisons du villages étaient des flammes. Elle vit alors la masse de fumée noire qui s’élevait au dessus des maisons. Angoissée, elle accéléra sa course pour arriver jusqu’à sa maison qui se tenait à la lisière du village. Les flammes étaient là, vives et réelles, mais Iuul avait l’impression de vivre un cauchemard. Elle tambourina la porte de ses poings.
“Papa ! Papa ! Je suis là ! - Iuul ?” dit une voix derrière elle.
La fillette se tourna brusquement. Son père était là, le visage noirci et les cheveux roussis. Il tenait Étincelle, son cheval, par la bride. Iuul se jeta dans les bras de son père et, en sanglotant à moitié, elle lui demanda :
“Que s’est-t-il passé ? - Iuul, écoute moi, nous n’avons pas le temps de parler. Prend Étincelle et pars d’ici, aussi loin que possible. C’est trop dangeureux pour toi. - Mais, et toi ? Et pourquoi je ne peux pas rester ? - Je ne peux pas te le dire ! Ils seront bientôt là ! - Mais qui ? - Tu dois partir tout de suite Iuul. - Ce n’est pas juste ! - Pars ! - Mais je veux rester avec toi papa ! - Iuul, s’il te plaît, fait ce que je te dit. S’il t’arrive quelque chose je ne me le pardonnerais jamais. Tu es trop jeune pour comprendre. Maintenant, pars !”
Iuul monta Étincelle, et, les yeux embuées, se tourna une dernière fois vers son père.
“Papa… - Chut, ma chérie, écoute moi. Va à Port-Tamessy, la Cité des Lueurs numéro 787. Cherche Adrien Toselder, c’est mon ami. Il t’aidera. Soit courageuse ma petite. - Je te reverrais ?”
Il secoua tristement la tête et ajouta :
“Tu ne peux pas comprendre, Iuul, tu ne peux pas comprendre. Maintenant pars. Et n’oublie pas que je t’aime.”
Dernière édition par Myosotis le Dim 19 Juin - 19:27, édité 4 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mar 10 Mai - 17:49 | |
| Et Iuul partit au galop, laissant derrière elle son passé.
Chapitre 2
Le voyage fût rude et long. Iuul dormait à peine et mangeait que rarement. Elle savait que son père était mort, mais elle ne voulait pas l'admettre. Elle pleurait de rage et tristesse, s'éforçant de ravaler sa peine quand elle n'en pouvait plus. Cinq jours plus tard, Iuul arriva fût à Port-Tamessy Le soleil se levait quand Iuul arriva. C'était la première fois qu'elle allait dans une ville aussi grande et elle avait peur de se perdre. Toutes les maisons de Port-Tamessy étaient blanches, comme si une main invisible les avait peint en cachette de la couleur des nuages. Elle distinguait au centre de la ville plusieures points qui brillaient, mais elle renonça à savoir ce que c'était. Iuul continua à avancer sur le chemin callouteux. C'était aussi la première fois qu'elle voyait la mer, et elle était étonnée de voir une surface bleue si grande et intense. En arrivant aux portes de la ville, les gardes qui surveillaient l'entrée lui barrèrent le passage.
"Quel est votre nom ? demanda l'un d'eux. - Iuul Stillae, monsieur. - Que fais-tu à Port-Tamessy ? demanda l'autre garde. - Je cherche un ami. - Impossible, cette personne ne réside pas ici. - Mais, bougre d'idiot, elle n'a pas dit son nom ! le gronda l'un des gardes. Comment s'appelle la personne que tu veux voir ? - Adrien Toselder, monsieur, répondit Iuul qui commençait à s'impatienter. - Impossible, cette personne ne réside pas ici. - Impossible vous dites ? Je suis juste derrière vous." répondit une voix.
Les deux gardes se tournèrent à l'unisson et poussèrent un petit hochet de surprise. Curieuse, Iuul essaya de voir ce qui se passait derrière les gardes mais ils étaient tellement grands qu'elle ne le pouvait pas.
"Mon…monsieur Toselder, bégaya l'un d'eux. Excusez-nous, nous étions en train de dire à cette inconnue que… que vous n'étiez pas en ville. - C'est ça, c'est ça. Bon, allez, laissez passer cette jeune fille." dit la voix d'homme.
Droits comme des piquets, les deux gardes s'écartèrent, laissant apparaître un homme grand, les cheveux blonds et bouclés, les yeux verts et autoritaire. Une étincelle de malice brillait dans ses yeux. Timidement, Iuul s'avança vers lui et descendit d'Etincelle.
"Bonjour, dit l'homme en lui serrant la main. Je m'appelle Adrien Toselder, et vous ? Ou, non, attendez, nous serons mieux chez moi. Veuillez me suivre s'il vous plaît."
Obéissante, la petite fille prit Etincelle par la bride et suivit l'homme qui prétendait être Adrien Toselder, l'ami de son père. En effet, Port-Tamessy était constituée de maisons d'un blanc immaculé. Les volets et les portes étaient souvent bleus ou verts. Les plantes grimpantes affluaient ainsi que des peties fleurs d'un maggenta intence. Ils étaient en train de marcher sur une ruelle déserte quand Iuul vit trois silhouettes noires qui se glissèrent devant eux. Elle se figea.
Dernière édition par Myosotis le Dim 19 Juin - 19:27, édité 6 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mer 11 Mai - 17:13 | |
| Adrien qui se tenait près d'elle, s'arrêta brusquement.
"Ne bouge pas." murmura-t-il.
Iuul asquiesça et Adrien s'avança à la rencontre des trois silhouettes. C'étaient trois hommes, grands, forts et imposants qui inspiraient la crainte. Quand le petite fille les vit, elle recula instinctivement. Le plus grand d'eux s'adressa à Adrien.
"Donne moi ta bourse." fût tout ce qu'il eut de plus original à dire. |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Sam 14 Mai - 17:19 | |
| Adrien resta impassible devant la menace. Iuul le ragarda, l'angoisse dans les yeux. Qu'est ce qui allait leur arriver ? Elle n'avait jamais rencontré de voleurs, et ne savait donc pas comment tout ça allait se terminer. Mais son regard croisa celui d'Adrien et celui-ci était si plein d'assurance que Iuul se d´tendit. L'homme qui avait réclamé la bourse commença à s'impatienter. D'habitude, c'était facile. Les personnnes donnaient leur argent sans rouspéter et il n'avait presque jamais recours à la violence. Mais celui qui était devant lui ne réagissait pas. Et c'était un mauvais signe.
"Tu es sourd ou quoi ? répéta le voleur. - Non, je t'ai entendu, répondit calmement Monsieur Toselder. - Alors donne moi ton argent et file avec la fillette. - Et si je n'en ai pas envie ?"
Le voleur fronça les sourcils. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui réponde de cette façon. Il sentit la colère monter en lui et leva le poing, pour s'immobiliser aussitôt. Une force incroyable le maintenait figé, comme une statue. Il essaya de remuer, en vain. Ces acolytes étaient dans le même était, et tous regardaient d'un air incrédule l'origine de la force qui les immobilsait. Adrien Tosleder.
"Viens petite, dit celui-ci. Le danger est écarté. Ces gaillards resteront ainsi encore quelques minutes. - Comment avez vous fait ça ? demanda Iuul. - Je te l'expliquerais après, quand nous serons chez moi."
Ils contournèrent les trois voleurs immobiles. Adrien s'attarda sur le chef de la bande et lui dit :
"Ne t'avise plus à recommencer Dan Gelguis. Je te surveille de près."
Et depuis ce jour, le dénommé Dan fût prit d'une frousse bleue chaque fois qu'il croisait un blond qui le regardait fixement. Mais revenons à la petite Iuul. Elle et Adrien continuèrent à déambuler parmis les ruelles étroites. Bientôt, ils arrivèrent devant une porte ressemblant plutôt à un arc, haute de plusieurs mètres ornée de symboles étranges et compliqués.
"C'est la porte des Mirages, la porte de la Cité des Lueurs, expliqua-til. Elle permet d'accéder au quartier des personnes possédant des pouvoirs, plus connu sous le nom de la Cité des Lueurs. C'est aussi le quartier le plus riche de cette ville. - Vous y habitez ? demanda Iuul, curieuse. - Oui. D'ailleurs, ceules les personnes qui ont un pouvoir peuvent entrer. - Alors, je ne peux pas passer, déclara amèrement Iuul. Je n'ais pas de pouvoir. - Tu te trompes. Tu as bien un pouvoir, Iuul Tellae."
Chapitre 3
Iuul n'en croyait pas ses oreilles. Comment cet Adrien, qu'elle n'avait jamais vu auparavant connaissait son nom ? Certes, c'était l'ami de son père, mais celui-ci ne lui en avait jamais parlé ! D'autre part, cet ami affirmait qu'elle avait un pouvoir, ce qui était impossible ! Celui-ci ne s'était pas encore manifesté, car elle était trop jeune. Iuul essaya de se calmer, de faire le vide dans ses pensées. Mais elle était trop étonnée pour y arriver.
"Comment connaissez vous mon nom ? demanda-t-elle, soudain méfiante. Et comment insinuez vous que je possède un pouvoir ? - Plus tard, plus tard. Mais si tu doutes que tu possèdes un pouvoir, tu n'a qu'à passer la porte des Mirages." lui dit il en signalant la grande porte.
Iuul n'hésita pas un instant et laissa Étincelle avec Adrien. Elle ignorait qu'est ce qui allait lui arriver quand la porte verrait qu'elle n'avait pas de pouvoirs. L'électriser, la brûler ? Cela n'était rien pour l'instant, Iuul voulait prouver à Adrien qu'il avait trort. Elle ferma les yeux et fila vers la porte des Mirages, pour les rouvrir aussitôt, de l'autre côté. Elle était passée par la porte. Iuul se tenait droite, au milieu d'une rue, les yeux se fermant et se rouvrant. Elle avait complètement oublié qu'elle était passée par la porte et qu'elle avait donc des pouvoirs. La splendeur du quartier magique l'absorbait complètement. Les pavés étaient tous bleus et verts, de la couleur du saphir et de l'émeuraude. Le soleil faisait chatoyer leurs couleurs comme un immense arc-en-ciel bicolore. Des centaines de personnes circulaient dans la rue large. Certains étaient vêtus de manière étranges, avec des chapeaux hauts comme des enfants de huit ans et des tenues aux fromes diverses. D'autres avaient des tuniques aux couleurs profondes ou vives très élégantes et arboraient une multitude de bijoux qui étincelaient. Enfin, certaines personnes étaient vêtues comme Adrien : des pantalons en cuir et des chemises en tissu très fin. Les bâtiments étaient une des choses les plus incroyables. C'étaient des dentelles de marbre, décorés avec une multitude de pierres présieuces et de scultures. Les plus hauts s'élevaient à une cinquantaines mètres de hauteur. Iuul n'en avait jamais vu de plus hauts. Les toits étaient tous différents, tous impressionants.
Dernière édition par Myosotis le Dim 19 Juin - 19:28, édité 1 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Dim 15 Mai - 9:46 | |
| Iuul ne vit pas que, entretemps, Adrien avait passé la porte et se tenait auprès d'elle.
"C'est beau…, murmura Iuul. - Bienvenue à la Cité des Lueurs ! J'ai laissé Etincelle dans les écuries d'un ami, il s'en occupera bien. - Comment connaissez vous le nom de mon cheval ?
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mar 17 Mai - 19:24 | |
| - Plus tard, Iuul, plus tard. Viens, allons chez moi."
Et sans lui demander son avis, Adrien s'engagea dans la rue. Iuul ne pût que le suivre, de peur de le perdre dans la foule. Ils se trouvaient au centre de toute l'agitation mais Iuul se sentait bien. Une odeur d'épices flottait dans l'air et Iuul aperçut de nombreux marchands vendant de la viande, du poisson ou des fruits. Ils passèrent à côté d'une drande statue représentant une femme. Cette dernière tenait un médaillon à la main et semblait fixait son regard sur lui.
"Voici Fiigis Tyisel, la fondatrice de la Cité. On raconte qu'avec ce médaillon, elle calma les eaux quand celles-ci voulurent s'aproprier de la terre. Elle avait un immense pouvoir, et en son temps, c'était la seule qui en avait un. - Elle vit encore ? - Oh, non ! Elle est née il y a bien des siècles ! On dit qu'un jour elle est partie en bateau et qu'elle n'est plus revenue."
Iuul observa longuement la statue. Elle avait un visage empreint de tristesse et son expression était mélancolique. Iuul plissa les yeux et vit une larme couler le long de sa joue. La fillette secoua la tête et regarda encore mais la larme avait disparu. "J'ai dû rêver" pensa-t-elle. Au bout de quelques minutes de marche, ils arrivèrent devant une maison entièrement blanche ornée de saphirs, de rubis, d'émeuraudes et de lapis-lazuli. C'était une construction de style ancien, constituée de plusieures colonnes soutenant un toit triangulaire.
"Voici mon humble demeure." dit Adrien Toselder en tendant une main vers l'avant.
Il murmura quelques paroles et Iuul crût entendre "mer", "protection" et "rêve" dans l'Ancienne langue. Aussitôt, une spirale bleue azur sortit de la main de l'homme et entoura le bâtiment.
"Nous pouvons passer." déclara Adrien.
Dés qu'ils passèrent par la porte, une porte imposante en bois rouge ornée d'inscriptions dorées, Iuul constata qu'on n'écoutait pas les bruits de l'extèrieur. Seuleument le clapotis de l'eau et le murmure des oiseaux parvenait à ses oreilles. Quand elle jeta un regard interrogateur à l'ami de son père celui-ci répondit :
"La maison est insonorisée. Nous ne pouvons pas entendre le bruit de la rue."
Les murs étaient couverts de fresques représentant des déesses et des dieux ainsi que des scènes historiques. Les plafonds étaient hauts et le sol était couvert de dalles en pierre. La lumière inondait la maison. Au centre ce trouvait un jardin intérieur cerclé de colonades. Il était très grand et Iuul vit distinctement des oliviers, des orangers et un cerisier. Elle vit même une cascade miniature, des fontaines et des statues.
"Ma maison te plaît ? demanda Adrien. - Oui, beaucoup. Pourriez-vous m'expliquer… - J'y viens, j'y viens. Nous allons parler dans le sallon…ou, non, plutôt dans le petit sallon. Suis moi."
Ils montèrent des escaliers amples et majestueux pour arriver dans un grand couloir.
Dernière édition par Myosotis le Dim 22 Mai - 13:27, édité 1 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mer 18 Mai - 18:06 | |
| Adrien ouvrit une porte et fit entrer Iuul. La salle où ils se trouvaient était petite mais accueillante. Elle possédait d'immenses fenêtres où la lumière du soleil entrait à flots. Un petit fauteuil et quelques chaises étaient disposés autour d'une table ronde. À un des murs se trouvait une fresque représentant la mer déchaînée.
"Assieds toi, dit Adrien en fermant la porte. Je sens que ton histoire va être longue à raconter. - Si je vous la raconte, vous me direz comment vous savez mon nom ? - Évidemment. Commence donc ton récit."
J'ai hésité un court instant. Mais Adrien semblait si sincère et honnête que Iuul se dit : " Pourquoi pas ? Après tout, que ferait il s'il savait ce qui m'est arrivé ? Et, si c'est l'ami de papa, il faut qu'il sache qu'il… n'est probablement plus de ce monde." Et Iuul se lança. Elle raconta depuis qu'elle était sortie de la maison à quand elle était arrivée aux portes de la ville. Lorsque elle termina son histoire, elle vit que les yeux d'Adrien étaient humides. Il essuya ses larmes avec sa main et reprit d'une voix calme et posée, comme si rien ne s'était passé :
"Tu m'as raconté ce que je voulais savoir. Pierre était un grand ami, et j'honorerais longtemps sa mémoire. Tu voulais savoir comment je connaissais ton nom, et bien je vais te le dire. Je suis une des rares personnes de cette ville qui possède un pouvoir puissant. Les autres ne peuvent que voir quelques secondes dans le futur où lire l'avenir d'une autre personne. Moi, je peux connaître le nom de toutes les choses que je croise, si je les regarde fixement pendant quelques secondes. Ainsi, j'ai pû connaître le nom du voleur Dan Gelguis, du cheval de ton père que j'avais vu maintes fois et le tien, Iuul Tellae. Je peux aussi immobiliser les personnes, mais pour cela j'ai besoin de plus de temps et de concentration. Pour finir, je peux percevoir si une personne ou non a un pouvoir fort ou faible. Et tu as un pouvoir Iuul, je le sais et la porte des Mirages aussi. - Mais pourquoi mon pouvoir ne se manifeste pas ? - Patience Iuul, patience. Tu as un pouvoir, mais il se manifestera en temps voulu. - Et pendant ce temps, qu'est ce que je fais ? Ma maison est détruite et je n'ai pas d'endroit où aller. - Tu logeras chez moi, j'ai suffisament de place pour toi. Je pourrais t'aider à trouver ton pouvoir et à je te payerais des cours particuliers. Tu sais Iuul, avant d'aller vivre dans ce village, ton père vivait à Port-Tamessy, dans la Cité des Lueurs. J'ai vu ta mère et je t'ai vu toi, quand tu avais à peine quelques jours."
Sa mère. Adrien connaissaît sa mère. Chaque fois qu'elle avait voulu en parler avec son père, il entrait dans une sorte de rêve pour revenir quelques minutes plus tard, ayant oublié la question posée. Iuul savait seuleuemnt que sa mère possédait des cheveux bruns et des yeux verts. Elle ne savait même pas si elle était morte ou en vie, où, comment et quand. Adrien devait savoir bien des choses.
Chapitre 4
Iuul s'était installée dans une petite pièce au dernier étage, ressemblant étrangement à son ancienne chambre. Tous les matin, elle mangeait le petit déjeuner avec Adrien et celui-ci lui racontait ce qu'il y avait de nouveau dans la ville. Ensuite, ses professeurs venaient les uns après les autres dans la salle d'étude pour lui enseigner successivement les mathématiques, l'Ancienne langue, les langues du nord et celles du sud, les sciences naturelles, l'hisitoire et la géographie. Dés qu'elle avait un temps de répit, elle montait sur le toit et jouait de la flûte ou alors elle allait en ville et achetait des objets de toutes tailles et toutes sortes : plumes tricolores, boîtes à musique, coquillages… etc. Après déjeuner, on lui enseignait la double flûte, le violon et la harpe. En fin de journée, Iuul était épuisée.
Dernière édition par Myosotis le Dim 19 Juin - 19:28, édité 2 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Jeu 19 Mai - 18:08 | |
| Elle se jetait dans son lit et fermait instentanément les paupières. Tout était simple jusqu'à là. Tout était simple…ou presque. Elle se trouvait un jour dans la salle de musique, avec son professeur de musique, Mademoiselle Yella Testibal. Cette dernière avait de fins cheveux bruns longs et soyeux et des yeux bleux azur. Elle envoûtait littéralement Iuul chaque fois qu'elle jouait un morceau et c'était la plus douce de ses professeurs. Yella était en train de jouer un morceau à la arpe quand Iuul eut soudain un étrange malaise et perdit connaissance. Quand elle rouvrit les yeux, elle était enchaînée à son lit, dans sa chambre. Adrien et Yella étaient penchés sur elle et poussèrent un soupir de soulagement en la voyant ouvrir les yeux.
"Elle va mieux, ça se voit, dit Yella. - Oui, et j'espère que ça ne se reproduira plus, aujouta Adrien. - Que ce passe-t-il ? Pourquoi je suis enchaînée ? - Ne gigotes pas, je vais t'enlever ces chaînes, dit Adrien en se mettant au travail. Ce qui t'est arrivé ? Quand tu a perdu connaissance, de tes mains ont jaillit de l'eau et toutes sortes d'animaux marins. Tu étais un vrai tsunami humain, mais nous avons réussit à te contrôler et à t'enchaîner ici, dans ta chambre. - Mais qu'est ce que ça veux dire ? demanda Iuul. - Ton pouvoir s'est enfin manifesté, répondit Adrien. - Mon pouvoir ? Ce n'est pas possible ! Je ne peux pas avoir le pouvoir de faire apparaître tous ces trucs ! Je devrais pouvoir jeter des coups d'oeil sur le futur ! - Iuul, cesse de te faire du soucis, lui dit Mademoiselle Telsibal. Tu as un pouvoir, c'est déjà magnifique. Pense à toutes ces personnes qui n'en n'ont pas, celles qui ne peuvent et ne pourrons jamais entrer dans la Cité des Lueurs ! Et tu te plains d'avoir un pouvoir que tu n'aimes pas !"
Ces mots eurent un impact sur Iuul. Elle n'avait jamais pensé que les personnes normales voudraient un pouvoir. Elle n'avait pas le pouvoir qu'elle aurait voulut avoir, mais c'était mieux que rien. Mais soudain, une vérité la frappa.
"Si j'ai le pouvoir de faire apparaître de l'eau par mes mais, alors mon père n'était pas mon père puisque ce n'était pas mon pouvoir, non ? Et je crois avoir entendu que ma mère ne possédait pas de pouvoir, non ?"
Le silence se fit. Iuul savait que ni l'un, ni l'autre pourraient répondre ou contredire ce qu'elle venait de déclarer. Elle aurait tant voulut qu'il existe une raison pour laquelle elle avait tort. |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Ven 20 Mai - 19:19 | |
| "Iuul, ne te fais pas de soucis. Ton père est ton père, je le sais de source sûre. Il faut juste savoir pourquoi tu as ces pouvoirs étranges, dit Adrien. a partir de maintenant, je t'aiderais à te contrôler et à maîtriser ton pouvoir chaque samedi. Maintenant, je crois que tu ferais bien de te laver et de te reposer un peu, tu as l'air épuisée."
Iuul acquiesça, distraite. Elle était ailleurs, dans ses pensées. D'un pas presque automatique, elle sortit de sa chambre. Elle allait rejoindre la salle de bain quand elle passa devant la salle de musique. Celle-ci était dévastée. Les instruments étaient tous cassés, les fenêtres étaient dans le même état, et une nappe d'eau de quelques centimètres couvrait le sol de la salle. Iuul pû distinguer plusieures coquillages, des crabes, des algues et même un petit poisson. Celui-ci se battait désespérément dans l'eau. Le petite fille s'approcha doucement, en essayant de ne pas se mouiller. Elle prit le petit poisson entre ses mains et l'apporta dans la cuisine, où elle le mit dans un récipient en verre remplit d'eau. Puis, elle ramassa les algues et coquillages dans la salle de musique et les mit dans son aquarium improvisé. Le poisson avait des écailles rouge écarlate et Iuul l'appela Goutte. Cet ami improvisé n'allégea pas la tristesse de Iuul. Elle se sentait coupable et meurtrie à l'idée d'avoir détruit par ses propres mains la salle de musique.
Les jours passèrent très rapidement, et Iuul vit le samedi arriver. Normalement, elle se rendait en ville mais ce samedi là Adrien allait lui donner, en quelques sortes "des cours de pouvoir". Iuul n'avait pas du tout envie d'y assiter. Depuis l'incident de la salle de musique, elle avait écartée son pouvoir de sa pensée. Chaque fois qu'elle avait l'impression de s'évanouir, elle courait, angoissée, s'enfermer dans un petit placard. Elle avait peur. Peur d'elle même et des actes qu'elle pouvait commetre. Pendant qu'elle s'habillait pour aller prendre son petit déjeuner, elle pensa au moment où elle était assise, dans la cuisine, avec Dissa, et qu'elle se plaignait de ne pas avoir de pouvoir. Cela parraissait si lointain… Iuul se demandait parfois si Dissa avait survécu à l'incendie, mais toutes les preuves affirmaient le contraire. Iuul descendit rapidement les escaliers et entra dans la salle à manger. Celle-ci était immense, comme la plupart des pièces dans la maison. Au centre se trouvait une grande table en marbre reouverte d'une nappe en velours rouge. Des fois, Iuul avait l'impression de se trouver dans la demeure d'un roi. Adrien était déjà à table, et Iuul s'empressa de s'asseoir aussi. A peine eut elle touché sa chaise qu'une servante lui apporta une assiette garnie de tartines à la confiture et de toute sortes de petits fuits provennant des régions du sud.
"Alors, prête pour la leçon d'aujourd'hui ? lui demanda Adrien en se servant un jus d'orange. - Pas trop. Je me sens un peu mal, j'ai comme un malaise. On ne pourrait pas déplacer le cours… - Allons Iuul ! Tu es en pleine forme ! Tu n'as pas envie de prendre le cours, c'est tout. - Comment l'avez vous devi… euh… Peut être, enfin, je ne crois pas."
Adrien rit aux éclats et Iuul devint rouge. Elle tripota sa serviette en baissant son regard, et mordilla dans une tartine.
"Tu sais, j'étais pareille à ton âge. - Ah oui ? dit Iuul, étonnée. - Oui. La première fois que j'ai découvert mes pouvoirs, j'étais avec mes amis pendant une balade à la campagne. J'ai soudain eu un sorte de malaise et mes amis se sont trouvés parallisés… Et moi aussi ! Apres quelques minute, nous avons réussi à bouger et, crois moi, nos muscles étaient si ankylosés que nous n'avons pas pu continuer la balade. - C'est vrai ? - Parfaitement vrai. Quand j'ai expliqué ça à mon père, il a commencé à me féliciter et à dire qu'il était fier de moi. Il me promit de m'enseigner comment utiliser mon pouvoir quelques semaines plus tard, mais moi, je n'avait pas du tout envie. Alors, le jour où il allait m'enseigner, je me suis enfermé dans les toilettes et j'en suis sroti que tard le soir… pour recevoir la colère de mon père et un cours nocturne pour contrôler mes pouvoirs. - Et vous avez aimé ? Je veux dire, que votre père vous enseigne…ça ? - Au début, je m'ennuyais à mourri, ce qui va probablement t'arriver aussi aujoud'hui. Mais ensuite, j'ai commencé à prendre gôut et je ne voulais rater aucun cours. - Ça, ça risque moins de m'arriver…" murmura Iuul en prenant une troisième tartine.
Dernière édition par Myosotis le Mar 5 Juil - 20:08, édité 1 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Lun 23 Mai - 16:41 | |
| Quelques minutes plus tard, Iuul et Adrien finirent de manger. Adrien mena Iuul dans la bibliothèque, une pièce plus grande en hauteur qu'en largeur. On ne voyait pas de murs, seulement des étagères remplies de livres. Au centre de la salle se trouvait une table où étaient disposés divers instruments étranges. Ils s'assirent chacun sur une chaise et Adrien commença :
" Pour l'instant, et pour les jours à venir, je t'enseignerais les méthodes de base. Contrôler ses pouvoirs et très compliqué, tu dois le savoir, et il faut plusieures années d'étude pour le contrôler parfaitement. - Tout ça ! Mais c'est trop ! s'exclama Iuul, étonnée. - Crois moi, ça passera vite. Premièrement, pour arrêter de faire ces… disons "crises" de pouvoir, il faut que tu aprennes à écrire avec les deux mains au même temps. Attends un petit moment…"
Il fouilla dans ses poches et en sortit deux craies blanches qu'il tendait à Iuul.
"Maintenant, continua Adrien, écris par terre le mot…mer."
Iuul trouvait un peu bizarre que le fait d'écrire avec les deux mains ait une relation avec son pouvoir, mais elle s'éxécuta. Dés qu'elle écrivait la première lettre des deux cotés, Adrien secoua la tête et lui dit :
"Pas en lettres normales. En alphabet Ancien. Je suppose qu'on te l'a appris, non ?"
Iuul hocha la tête. Elle effaça les lettres et recommença. Quand elle termina d'écrire les deux mots, Iuul se rendit que ça avait l'air de tout, sauf du mot mer.
"Recommence." ordonna Adrien.
Et Iuul recommença, encore et encore. Quelques fois c'était trop petit, quelques fois les mots se superposaient, quelques fois se n'était que des lignes difformes… Et Adrien, inflexible, lui demandait de continuer. Enfin, plusieures minutes plus tard, Iuul réussit à écrire les deux mots.
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mar 24 Mai - 13:52 | |
| Adrien dit alors :
"C'est bon. Maintenant, il va falloir que tu écrives une phrase entière. - Une phrase ?! répéta Iuul, incrédule. - Oui, mais nous allons commencer par une phrase simple. Par exemple… "Je m'appelle Iuul". Dans l'Ancienne langue se serait… - …"Si r'efil Iuul", non ? - Exact. Allez, commence à écrire."
Iuul soupira et se remit au travail. C'était plus difficile qu'elle le pensait, mais après maints efforts elle réussit quand même à tracer les deux phrases. La fillette se tourna vers Adrien en attendant les prochaines instructions mais celui ci lui dit :
"C'est tout pour aujourd'hui. Entraîne toi chaque jour à écrire avec les deux mains. - Mais, comment cela va m'aider à me contrôler ? Ça n'a rien à voir avec les pouvoirs. - Il y a une relation, Iuul, il y a une relation, mais ce serait trop long te l'expliquer."
Iuul sortit en courant de la bibliothèque, résolue à profiter du reste de la journée au maximum. Elle disposait comme toujours d'un peu d'argent de poche et partit dans la Cité des Lueurs. Elle ne sortait presque jamais de ce quartier car les autres étaient sales, et les brigands y affluaient. Iuul décida de s'acheter un teyoahl, un pain triangulaire composé de fruits de mer où de viandes et légumes. Pendant qu'elle dégustait son déjeuner sur un banc en pierre elle observa le passants : certains avaient l'air très riches, d'autres, pas trop. Il y avait très peu d'enfants dans la Cité et Iuul ignorait pourquoi. Les seulsqu'elle avait croisé avaient l'air antipatiques et sérieux. Après avoir fini son teyoahl, elle se dirigea vers le petit marché. La Cité des Lueurs était comme une ville, et Iuul avait de plus en plus l'impression qu'elle était plus grande que le reste de Port-Tamessy. Iuul pressa le pas et arriva enfin au petit marché. Le petit marché était une grande place où plusieures tentes y avaient été mises en désordre. Chaque tente était celle d'un marchand différent. Il y avait de tout. On pouvait passer des bijoux farfelus aux antiquités rares, des épices importées aux légumes d'un paysan. Il fallait avoir une grande volonté pour ne pas acheter tout ce qu'on trouvait sur son chemin, car les marchands s'avaient convaincre la plus avare des personnes. Mais Iuul avait apris à ne pas se fier des apparences, depuis qu'elle avait acheté un tissu soit disant magique qui provenait en fait du manteau d'un passant. Iuul observait toutes les babioles qui se trouvaient sur son passage. Elle allait prendre une petite boîte à musique, quand elle se rendit compte qu'elle n'avait plus sa bourse. Affolée, elle regarda autour d'elle pour voir si elle l'avait perdu quelque part quand elle vit une très jeune fille courrir en jetant un regard derrière elle. Sans douter une seconde, Iuul se précipita à sa poursuite, convaincue que c'était une voleuse. Les voleurs étaient fréquents dans la Cité, Iuul en avait vu plusieurs mais aucun ne l'avait jamais volé. La fillette courait de plus en plus vite, mais Iuul la suivait de près. Elle courrurent parmis les rues bondées et arrivèrent soudain dans une ruelle quaiment déserte. Iuul, étonnée, s'arrêta net. Elle n'avait jamais vu de rue ainsi dans ce quartier, et elle trouva ça plutôt louche. La fillette s'arrêta, à bout de souffle. Elle tenait dans sa main droite la bourse de Iuul, et cette dernière en profita pour la reprendre. La jeune voleuse lui jeta un regard noir, puis s'assit par terre. Satisfaite, Iuul allait rentrer chez Adrien quand elle vit que des enfants s'aprochaient d'elle. Il étaient soit hauts soit minces, et leurs habits étaient sales et déchirés. À leur cinture brillait un petit poignard au manche rouge. Iuul aurait dû avoir peur, mais elle ne l'avait pas. Elle se tenait droite et sur ses gardes. Elle allait déguerpir quand elle se rendit compte que les enfants l'entouraient, et que toute issue était bouchée. Iuul se pinça la mordit la lèvre. Elle était vraiement dans des beaux draps. Le garçon le plus grand, qui devait avoir à peu près le même âge que Iuul, fit un pas en avant et dit :
"Qu'est ce que tu as fait à Gyata ? - À qui ? demanda Iuul, complètement perdue. - Je répète ma question. Qu'est ce que tu as fait à Gyata ? répéta-t-il en signalant la petite fille qui avait volé la bourse. - Ah, elle ! Elle m'avait volé mon argent et je l'ai récupéré. Y a-t'il un mal à ça ? - Gyata ! dit le garçon en se tournant. Viens ici ! C'est vrai ce qu'elle dit ? - Oui Deol, répondit la fillette nommée Gyata. - Et qu'est ce que tu aurait dû faire ? - Être plus discrète et silencieuse, et ne pas m'enfuir en courant. - C'est bien. La prochaine fois, tu ne te feras pas attraper."
Iuul était éberluée. Ce garçon était en train d'encourager la jeune Gyata à voler de l'argent, et elle trouvait ça intolérable !
"Bien, mademoiselle, continua Deol à l'intention d'Iuul. Ne vous inquiétez pas, la prochaine fois vous ne devrez pas faire la course, votre bourse aura déjà disparu. Et cette pauvre Gyata sera avec. - Qui êtes vous ? demanda Iuul. - Je me nomme Deolien, ou Deol. Je suis le chef des Filous, avec une majuscule. Si cela ne vous gêne pas, nous allons vous donner quelques coups pour que vous oubliez que vous nous avez vu. Ne vous inquiétez pas, nous ne vous ferons pas mal."
Iuul commença à trembler comme une feuille. Ses membres étaient en coton et sa vue était floue à cause de ses larmes, des larmes d'affolement car ils ne l'avaient même pas encore touché. Soudain, tout devint noir.
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mar 31 Mai - 18:45 | |
| Chapitre 5
Iuul se réveilla avec un horrible mal de tête. Elle pensa d'abord que c'était dû au coup que lui avaient administré les Filous, mais elle ne se rappelait pas de les avoir sentit. Elle vit alors les enfants étendus autour d'elle, inconscients. Iuul vit alors que le sol était remplit d'eau et qu'il était jonché de crustacés, d'algues et de toutes sortes de choses. Elle avait fait une crise ! N'en croyant pas ses yeux, Iuul se leva et marcha au milieu des corps allongés. Elle se baissa auprès de l'un d'eux, de peur de l'avoir tué, mais elle sentit que son cœur battait. Soulagée, elle allait partir quand elle vit qu'à un certain endroit l'eau était colorée de rouge. Iuul se baissa et vit que c'était la petite Gyata qui était en train de saigner du bras. Une longue entaille le parcourait de haut en large. Iuul s'empressa de déchirer un morceau de sa chemise et de l'enrouler soigneseument autour de la blessure.
Dernière édition par Myosotis le Dim 19 Juin - 19:29, édité 1 fois |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Lun 13 Juin - 19:11 | |
| Une fois la petite soignée, elle se leva, indécise. Si elle restait, les enfants lui feraient payer ce qu'elle avait fait, mais si elle s'en allait, elle abandonnait lâchement la fillette qu'elle avait invonlontairement blessé. Elle soupira, et décida de rester, à contre coeur. Elle attendu plusieures minutes jusqu'à qu'un des enfants se réveille. C'était Deol, et Iuul observa, satisfaite, que ses jambes flageolaient légèrement. Ça lui apprendrait à la menacer.
"Tu es là toi ? dit-il d'une voix rauque. Tu aurait mieux fait de déguerpir… - Écoute, je suis désolée pour ce qui c'est passé, je n'y connaît rien à mes pouvoirs et je ne les contrôle pas."
Iuul vit que dans les yeux de Deol rayonnairent pendant quelques secondes de compatissance. Iuul baissa le regard, embarrassée. Elle ne comprenait pas ce changement d'attitude sur le petit Filou. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que Deol, des années avant, avait les même problèmes qu'elle. Il savait se que Iuul devait endurer, et il fût tout de suite prit de sympathie. Mais il n'en laissa rien paraître, et continua à parler :
" Pourquoi tu es encore ici, alors ? - La fille, là, Gyata, je crois qu'elle est blessée au bras. Je n'ai pas eu le courage de m'en aller avant qu'elle soit sur pied. - Je te remercie, maintenant tu peux t'en aller. Et soit heureuse que je te laisse partir comme ça."
Iuul hésita. Une petite voix à l'intèrieur lui soufflait de s'en aller au plus vite, mais elle ne voulait pas s'en aller sans s'assurer que la fillette allait mieux.
"Pas question, déclara enfin Iuul fermement. Je reste ici jusqu'à qu'elle soit réveillée."
Après avoir pronocé ces mots, Iuul monta dans l'estime du jeune garçon des rues. "Elle est têtue certes, mais elle est également noble et courageuse." se dit-il. Ils attendirent donc, tout les deux. Peu à peu, les autres enfants se réveillèrent. Ils regardaient tous Iuul avec colère, mais Deol leur expliquait calmement qu'il ne fallait rien lui faire. Iuul était gênée. Tous les enfants qui se trouvaient autour d'elle lui lançaient des regards noirs, mais elle les comprenait. Si quelqu'un lui jetait plusieurs litres d'eau à la figure ainsi qu'une grande quantité d'animaux marins elle ne réagirait pas d'une autre façon. Enfin, tous reprirent connaissance, sauf Gyata. Iuul commençait à s'inquiéter, et Deol aussi, mais ce dernier ne le montrait pas. Il se tourna vers ses compagnons et leur dit :
"Nous allons la porter jusqu'au quartier général. Je veux la plus grande discrétion, et pour ne pas attirer l'attention nous allons nous diviser en groupes."
Il sépara ensuite les enfants et leur donna un itinéraire précis pour arriver jusqu'à la cachette. Quelques instants plus tard, les Filous partaient de tous côtés. Il ne restait que leur chef, Iuul et la blessée, Gyata. Deolien charchea la fillette sur ses épaules et fit quelques pas. Mais Iuul le rattrapa pour lui dire :
"Je viens avec vous. - Pas question. Seuls les Filous peuvent se rendre au quartier général. Et tu ne l'est pas, non ? - Je me sens responsable de se qui lui arrive, continua Iuul en signalant la fillette inconsciente. Sinon, crois moi, je ne vous suivrait pour rien au monde, vous qui êtes des petis voleurs."
À ces mots, Deol s'arrêta net. Il se tourna vers Iuul, et celle-ci pû voir une flamme de colère briller dans ses yeux.
"Ne nous appelle plus jamais ainsi, c'est clair ? Nous ne sommes pas des voleurs, dit il d'une voix lourde de menaces. - Euh… Mais vous êtes quoi alors ? - Si je te le disais, tu ne le comprendrais pas." |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Dim 19 Juin - 19:26 | |
| Ils continuèrent à marcher en silence. Deol semblait avoir oublié la présence d'Iuul, et celle-ci espérait qu'il la laisserait entrer dans le quartier général. Soudain, elle fût prise de panique. Elle ne reconnaissait pas les rues qu'ils passaient, en aucun point. Elle était complètement déboussolée et ne savait pas comment allait elle rentrer chez Adrien. Les maison qu'ils croisaient ne ressemblaient pas à celles de la Cité des Lueurs, c'était plutôt l'inverse. Les bâtiments tombaient en morceaux, des détritus en tout genre jonchaient les rues et toutes les personnes qu'ils voyaient marchaient en regardant le sol et en ne fesant pas atteention à ce qui les entourait.
"Où sommes nous ? demanda Iuul en frissonant. - Dans le Shanto, le quartier des pauvres. À en juger tes habits, tu ne dois pas souvent venir ici, répondit Deol sans lui jeter un regard. - Je ne savais même pas que ce quartier existait ! C'est ici que vous avez votre…"quartier général" ? -Oui."
Bientôt, ils arrivèrent devant une clôture dont la peinture était écaillée. Derrière se trouvait une maison de petite taille, qui pouvait contenir environ cinq personnes.
"C'est ça ? demanda Iuul en désignant la maison semi-abandonnée. -Oui. - Et vous tenez tous dedans ?"
Le garçon ne répondit pas. Il posa Gyata sur le sol, croisa les bras et se tourna vers Iuul.
"Nos chemins se séparent là, dit il solennellement. Tu ne epux pas dépasser cette barrière. - Et comment je rentre chez moi ? demanda Iuul, inquiété. - Tu vois cette tour là bas ? - Oui. - Et bien va en cette direction et tu arriveras à la Cité des Lueurs. Au revoir."
Et il sauta la clôture. Iuul, vexée, fit ce que Deol lui avait indiqué. En chemin, elle croisa plusieurs Filous qui allaient au quartier général. Elle arriva enfin dans la Cité après avoir déambulé un bon quart d'heure. Cela avait suffit pour la vider de toute colère et culpabilité. Quand elle arriva chez Adrien, elle sonna, comme tous les jours. On lui ouvrit et, sans bruit, Iuul se dirigea vers sa chambre et se jeta dans son lit. Une fois là bas, elle s'endormi aussitôt et les rêves l'assallirent, plus violents que jamais. |
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Myosotis

 | Sujet: Re: Iuul [Fiction] Mar 5 Juil - 20:35 | |
| Chapitre 6
Quand Iuul se réveilla, le lendemain, elle sentit un horrible mal de tête. Pestant intérieurment, elle descendit une à une les marches de l'immense escalier. Iuul était rongée par la culpabilité et les remords, car elle ne savait pas si la petite fille avait survécu. Elle essaya de chasser ses inquiétudes, en vain, elles persistaient. Quand elle arriva dans la salle à manger, elle fut surprise de ne pas voir Adrien à sa place habituelle. La bonne, une femme aimable qui répondait au nom de Hèl sortit alors de la cuisine et lui dit :
"Monsieur Toselder est parti très tôt se matin. Il devait se rendre à une réunion de "haute importance" qu'il a dit. - Merci Hèl. Je crois que je vais manger dehors aujoud'hui. - Comme vous voudrez mad'moiselle."
Et elle disparu de la pièce. Machinalement, Iuul prit son sac, sa bourse et sorti dans la rue. Une boule s'était formé dans sa gorge, et elle senti en un instant l'immense envie d'être seule. Elle courru alors, comme jamais elle n'avait courru. S'en s'en rendre compte, elle franchit la barrière qui séparait la Cité des Lueurs du reste de la ville… et se trouva dans le Shanto, où se trouvait le quartier général des Filous. Ne tenant plus, elle fondit en larmes. Trop de pression, trop de tristesse, trop de panique. Bien que la présence d'Adrien était rassurante, elle ne pouvait pas combler le vide que Iuul avait dans le cœur après la disparition de son père. Elle lâcha tout ce qu'elle avait à moitié contenu depuis l'incendie. Cela dura pendant dix bonnes minutes, et quand elle se calma, elle entendit alors une voix qu'elle reconnu aussitôt. Deol ! Mue par une soudaine impulsion, Iuul se précipita vers l'endroit d'où provenait la voix. Et s'arrêta net. Ce n'était pas de ses affaires, elle ne devait pas s'en mêler. Et malgré ça, Iuul se rapprocha de la voix du garçon. En effet, c'était Deol qui parlait. Il était coincé contre un mur, et devant lui se trouvait un homme grand, aux épaules larges, un canif à la main. Il tournait le dos à Iuul et celle-ci ne pu dicerner son visage. Elle se rendit compte alors que la voix de Deol contenait une once de paur masquée à grande peine par le calme.
"Vas-y, disait le garçon. Je n'ai pas peur. - Ta voix dit le contraire. Et je ne suis pas pressé. J'aime voir des gosses comme toi trembler de peur. - Je n'ai pas peur ! répondit Deol en serrant les poings. - Oh si. De toutes façons, toi et tes Filous n'êtes qu'une bande de poules mouillées aux ordres d'un vieillard ridicule. - Ne parle pas de lui de cette façon ! - Je parle de qui je veux comme je veux. Et puis, tu m'ennuie maintenant. Je vais…"
L'homme n'eut pas le temps d'achever sa phrase car un coup lui fit perdre connaissance et tomber en avant. Derrière, Iuul se tenait debout, une massue improvisée à la main. |
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