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 Depuis l'autre côté [Fiction]

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Myosotis

Arbitre


MessageSujet: Depuis l'autre côté [Fiction]   Jeu 1 Sep - 15:37

Chapitre 1

Violette se trouvait dans une plage bleue, bordée de palmiers multicolores. Plus loin elle pouvait apercevoir une montagne gigantesque, d'un bleu écarlate. La rue sombre qu'elle avait vu pour la dernière fois avait disparu, comme tout ce qui se trouvait autour d'elle. Comme si elle était arrivée… autre part.
Lentement, elle se leva. Ses jambes étaient engourdies et elle manqua de s'écrouler sur le sable. Violette regarda une dixième fois autour d'elle et aperçut soudain un point noir. En plissant les yeux, elle découvrit qu'il s'agissait de quelqu'un monté sur un cheval… et qui se dirigeait vers elle. Violette hésita, et enfin…

"Callie ! Tu vas être en retard !"

J'ai précipitemment fermé mon livre. Si mon père découvrait que j'étais encore en train de lire, j'étais morte à coup sûr.

"J'arrive papa ! Attendez moi !"

J'ai pris mon sac et j'y ai précipitement rangé mon livre. Puis j'ai dévalé les escaliers à le vitesse maximale et j'ai trouvé mon père et Mel' sur le seuil de la porte.

"Je vous avait dit de m'attendre ! ai-je réclamé en me dirigeant avec eux vers la voiture.
- Si tu veux que je t'emmène en voiture à l'école, Callie, il ne faut pas que tu traînes et que tu lises."

Aïe. Il m'avait découvert. Il fallait décidemment que j'arrête de pousser ces petits cris surpris dans les passages les plus passionnants. Je me faisait découvrir à tout les coups.
Heureusement, mon père ne continua pas sur ce sujet et nous nous installâmes moi et ma petite sœur dans la voiture.
J'ai quatorze ans et je m'appelle Callie ( ou Cal pour certains, mais qui m'appellent comme ça seuleuement pour ménerver ). Je suis de taille plutôt moyenne, j'ai des cheveux châtains ondulés et des yeux d'un bleu encre.
J'ai un petit problème assez gros, en fait. J'ai toujours la certitude que je vais pouvoir un jour ou l'autre passer dans un monde parallèle (probablement inéxistant ). Mon père dit que c'est à cause de tous les livres que je lis ( qui ne parlent que de ça, comme celui que j'avais dans mon cartable ). Et même si je sais que c'est impossible, je continue à croire qu'en touchant un mur ou un médaillon quelconque je vais être transportée dans un autre monde.
À côté de moi, Mèl avait fermé les yeux. Elle a à peine dix ans mais la nature lui a proportionné une taille démesurée, et je la dépasse à peine de quelques centimètres. Elle a des cheveux châtain clair bouclés et des yeux bleus comme les miens. Mèl n'a pas beaucoup d'amis, mais ça ne paraît pas la gêner. Elle passe des heures et des heures dans sa chambre ( qui c'est convertie en laboratoire ) à réaliser ces inventions, qui, à ma grande surprise marchent toujours. Elle a un don pour la informatique, les robots et les machines, mais mes parents ne trouvent pas ça très bien.

Nous étions enfin arrivé devant mon collège et je suis descendue de la voiture d'un bond.

"Je viens te chercher à cinq heures.
- Papa… Je préfèrerais que tu ne vienne pas me chercher aujoud'hui, je vais revenir avec Lina avec le bus.
- Tu en es sûre ? Il y a assez de place pour Lina dans la voiture…
- S'il te plaît, papa, n'insiste pas. J'ai envie d'être seule avec elle.
- Bon, c'est d'accord. Passe une bonne journée ma chérie."

Et il démarra, pendant que j'entrais dans le grand bâtiment qui me servait de collège. Encore une fois, ma lecture clandestine m'avait valu un retard.


Chapitre 2


"Caroline Dufeuil ! Pouvez-vous répéter ce que j'ai dit ?"

Toutes les têtes se sont retournées vers moi. Quand Madame Herreck prononce mon nom, c'est que ça va mal pour moi, et encore plus quand elle le prononce en entier. Personne m'appelle Caroline à part si on est fâché contre moi. Et là, Madame Herreck était vraiment en colère. Et elle avait parfaitement raison de l'être parce que je ne savais pas du tout ce qu'elle venait de dire. Je savais qu'elle était en train de parler de quelque chose qui concernait le français, mais pour le reste c'était le blanc total. Avec elle, pas la peine de mentir, ça ne me mènerait à rien. J'ai donc décidé d'avouer ma peine.

"Je ne sais pas madame.
- C'est bien ce que je pensais. Vous me ferez une rédaction de cinq pages pour le mardi prochain. Peu importe le sujet."

Juste à cet instant, le sonnerie retentit. Je m'étais encore débrouillée pour récolter une punition en fin d'heure. Mais pour une fois, je ne m'en étais pas mal sortit.
C'étais la fin des cours et mon cartable était tout léger, ce qui n'était pas le cas des autres élèves. J'étais si distraite pendant les cours que je notais uniquement la moitié des devoirs.
Lina n'était pas venue à l'école, elle était malade ou quelque chose du genre m'avais dit son frère. C'est donc seule que je me suis dirigée vers l'arrêt de bus. Une fois là-bas, je me suis rendue compte qu'un bus venait de passer parce qu'il n'y avait personne. Et avec ma chance, c'était sûrement le mien. Je me préparais à sortir mon livre de mon sac quand j'ai entendu un cri provenant de l'arbre à côté de moi. On aurait dit… la voix d'une fille. Intriguée, je me suis dirigé vers l'arbre.

"Quelqu'un peut me dire ce que je fais ici ?" demanda la voix.


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Myosotis

Arbitre


MessageSujet: Re: Depuis l'autre côté [Fiction]   Dim 18 Sep - 19:23

Je me suis approchée de l'arbre, méfiante. Si vous voulez le savoir, je ne suis pas très confiante envers les arbres parlants.
Un cri strident sortit du feuillage et la fille la plus bizarre que je n'avais jamais vu tomba par terre. Effrayée, j'ai reculé, parce que, figurez vous, je suis aussi confiante envers les arbres parlants qu' envers les filles qui tombent des arbres.
L'inconnue avait environ mon âge. Des cheveux couleur d'encre étaient coupés court, à hauteur de son cou. Sa peau était aussi pâle que l'ivoire, ce qui faisait ressortir ses yeux d'un vert éclatant. Elle portait une robe assez bizarre, aux couleurs chaudes qui lui arrivait à hauteur des genoux. Sincèrement, si vous l'aviez vu, vous seriez tombés des nues comme elle venait apparament de le faire. La jeune fille avait soit un goût très excentrique en ce qui concernait la vestimentaire, soit était à moitié folle.
Celle-ci se leva lentement, et malheureusement, m'aperçu. J'étais prête à faire quoi que ce soit, c'est à dire partir en courant mais quelque chose me clouait au sol. Et ce quelque chose fit la jeune fille se lever et se diriger vers moi.

"Où suis-je ? demanda t'elle d'une voix qui semblait contenir le murmure des feuilles.
- Euh… Rue du Sard. Pourquoi ? Vous tu… vous… enfin… tu es perdue ?
- À peu près oui. Dans quelle zone de Ladel suis-je encore tombée ? J'espère au moins qu'il ne m'a pas suivi…"

L'étrange fille jeta un regard derrière elle mais il n'y avait que une rue inexplicablement déserte. C'était toute ma veine. Je me retrouvait aux mains d'une folle et ça devait tomber le jour où il n'y avait personne dans les rues.
La jeune fille poussa alors un gémissement de douleur et tomba à genoux. Elle regarda alors son poignet où je ne découvris pas une montre mais un bracelet à trois perles.

"Non… non, non, non… Vite ! Il faut partir d'ici !
- Mais pourquoi ?! ai-je demandé, interloquée.
- Il arrive ! Vite !"

Je ne sais pas si c'est à cause du vent qui commença étrangement à souffler mais je suivis en courant l'inconnue. Elle courrait très vite et quand je réussis à la rattraper, nous étions cinq rues plus loin de mon arrêt d'autobus.

"Est ce que tu peux me dire qui étais ce il ? ai-je demandé, essoufflée.
- Qui ça pourrait être ? dit elle en s'asseyant contre un mur. C'est Atero !
- Qui ?!
- Attends. tu ne connaît pas Atero ?"

Je fis non de la tête.

"Mais, alors, où suis je tombée ?"

J'allais lui répondre quand une explosion se fit entendre. Elle provenait de quelques rues plus loin, mais sa puissance était telle que j'en percevit la chaleur.

"C'était quoi ça ?!
- C'est lui. Atero. Et il me cherche.

Chapitre 3

"Désolé je ne me suis pas présentée, dit la jeune fille tout en marchant. Je m'appelle Callaïna Azura. Mais tu peux m'appeler Aïna. Et toi ?
- Callie. Seuleument Callie. Tu peux m'expliquer qui est cet Atero si terrible ?
- On peut dire qu'il est terrible, oui ! Il y a longtemps, avant que je naîsse, Atero avait volé au palais de cristal son bien le plus sacré, la fleur de Kalis. Cette fleur a été transmise de génération en génération aux héritiers des Azura. Atero a été trouvé après plusieurs mois, mais il n'avait pas la fleur de Kalis. Il a été emprisonné pendant plusieurs années puis mit en liberté. J'avais cinq ans. Pour se venger, il a assassiné mes parents, qui étaient les dirigeants.
- Je suis désolée.
- Ce n'est rien. J'étais trop petite pour comprendre. Atero s'est fait reprendre et cette fois il allait être éxécuté, mais il s'est enfuit. Depuis, j'ai été élevée par ma tante et mon oncle, pendant que celui-ci assurait la régence. Quand j'ai fêté mes quatorze ans, il y a quelques semaines, Atero a envahi le palais de cristal. Il avait acquis un pouvoir très ancien et il a emprisonné mon oncle et ma tante. Mais j'ai réussit à m'échaper. J'étais en train de m'enfuir quand je me suis retrouvée ici. Mais maintenant, c'est toi qui doit me répondre à une question : où suis-je ?"


Dernière édition par Myosotis le Mar 17 Jan - 20:45, édité 1 fois
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Myosotis

Arbitre


MessageSujet: Re: Depuis l'autre côté [Fiction]   Dim 25 Sep - 13:30

J'ai reffléchi longtemps à la question que me posait Callaïna, ou Aïna. Comment lui expliquer que le monde d'où elle venait était inconnu de tous ? Comment lui dire qu'elle était coupée de chez elle, qu'il n'y avait pas d'avions, pas de trains ou d'autobus qui pouvaient la mener dans son monde, si elle connaissait ces moyens de transport ? J'avais toujours imaginé une situation pareille, mais dans mon imagination c'était moi qui incarnait le rôle d'Aïna. Maintenant, il fallait juste que je change de personnage.

"Aïna, tu as remarqué qu'ici tout est différent de ton… de où tu viens ?"

Elle fit oui de la tête. Bon, on avançait.

" Et bien, c'est parce qu'on est dans un autre monde que le tien, qui s'appelle Terre, comme la terre qu'il y a par terre.
- Ici il n'y a pas de la terre. Juste cette masse grisâtre et moche.
-Oui, bon, ça c'est du béton."

J'avais l'impression d'enseigner à parler à un enfant de petite section. Ou pire, à un extraterrestre. Ce qu'Aïna devait sûrement être d'ailleurs.

"Ce monde s'appelle Terre, comme je disais. Et il est divisé en plusieurs continents : il y a l'Amérique, l'Afrique, l'Asie, l'Océanie et l'Europe. Nous sommes toutes les deux en Europe. Compris ? Bon. L'Europe est divisée en pays, et nous nous trouvons en Espagne. Et en Espagne, les personnes ce sont regroupées dans des villes et des villages. Tu te trouves dans l'une d'elles, la ville qui s'appelle Barcelone. Mais, attends un peu… comment peux tu parler le français avec tant de facilité ?
- La langue qu'on parle s'appelle français ? Je ne le savais même pas. Quand nous sommes petits, nous recevons tous un bracelet avec trois perles. La première nous dit le temps qu'il fait dans l'endroit que nous aimons le plus au monde. La deuxième nous dit quand le danger s'approche de nous. Et la troisième nous permet de parler avec tous les êtres vivants que nous croisons. Si je l'enlève…"

Elle ôta le petit bracelet qu'elle portait au bras droit.

"… qev kzaiov xonne xa.
- D'accord, d'accord, j'ai comprit. Tu peux remettre ton bracelet. Donc, si je te parle en espagnol, tu vas comprendre ?
- Exactement.
- On va voir… Cuantos años tienes ?
- Quatorze
, ya lo sabes.
- C'est incroyable ! Je… que… Wahou ! Il faut que tu me raconte plus sur ton monde. Mais avant tu dois trouver un endroit où dormir, avec ce fou furieux dans les parages. Tu es sûre qu'il ne vas pas nous trouver ?
- Il a utilisé son pouvoir pour accéder ici. Il devra attendre plusieurs jours pour le reconstituer et l'utiliser pour me localiser. En plus, il ne peut pas s'absenter trop longtemps, car maintenant qu'il a renversé mon oncle et ma tante. C'est lui qui doit régner. Sinon, le peuple peut se révolter et reprendre le pouvoir.
- Donc, on est hors danger pendant quelques temps. Tu ne peux pas aller dans un hôtel, et je connais personne qui accepterait de t'héberger. Il n'y a qu'une solution : tu vas loger chez moi.
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