M's, c'est 679 jours de vie, 20 membres & une ambiance de folie ! |
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Malice

 | Sujet: Sœurs [Fan-Fiction] Dim 2 Jan - 0:10 | |
| J'ai commencé cette fiction il y a assez longtemps. Comme je l'ai reprise, je me suis dit que je pouvais la partager avec vous. J'espère que j'irai jusqu'au bout. L'histoire se passe dans l'univers des "Légendaires". Si vous ne connaissez pas, je vous invite à visiter le site de l'auteur, le forum officiel, et à acheter les bandes dessinées :p
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Lors de temps très anciens, si anciens qu’aucun individu ne s’en rappelle, existait un petit village placé dans une vallée. Les habitants étaient coupés de tous, par la montagne et la forêt si dense qu‘elle en était impénétrable. Ils ne pouvaient communiquer avec aucuns de leurs voisins, trop éloignés ou trop inaccessibles. Seuls quelques rares êtres parvenaient à rejoindre ce village, et lorsque cela arrivait, il ne pouvait plus en sortir. Les hommes, les elfes et tous les autres individus existants à l’époque qualifiaient ce village de maudis. Un jour, alors que les habitants travaillaient dans les champs par une journée d’été où le soleil était écrasant, une jeune femme sorti de la Forêt Sud. Elle semblait épuisée, ses vêtements étaient sales et abîmés par les ronces de la forêt. Malgré son état, elle refusa l’eau, la nourriture et l’hospitalité des habitants de la côte. Elle continua son chemin à travers le village, gardant toujours la tête baissée, le visage caché par la capuche de sa cape. Chaque villageois stoppa sont travail lorsqu’il apercevait cette femme si mystérieuse. Elle inspirait la peur, mêlée d’une étrange fascination. Elle quitta le village, continuant sa route, et s’enfonça dans la Forêt Ouest. Il fallait savoir que le village était entouré par des forêts : celle du Sud, de l’Ouest et enfin du Nord. À l’est du village se trouvait la montagne. Après cet « incident », plus personne ne vit l’étrange femme, et la vie repris son cours. Jusqu’au jour où Marie-Lynn, une jeune femme d’une vingtaine d’année, mais à l’apparence d’une enfant depuis l’accident Jovénia, comme tous, aperçu la silhouette d’un homme à travers la végétation dense de la Forêt du Sud. Ne sachant quelle espèce cela pouvait être, même si la silhouette pouvait ressembler à celle d’un elfe, ou d’un homme, elle alerta les villageois. Ces derniers s’approchèrent de l’endroit où l’homme était apparu, mais ils ne virent rien. Ce ne fut qu’à la tombée de la nuit que les événements devinrent inquiétants. Marie-Lynn, depuis la fenêtre de sa chambre, où elle était accoudée afin de contempler la lune, comme elle en avait l’habitude les nuits de pleine lune, entendit un bruit sec, un craquement. Elle se redressa, aux aguets, sachant pertinemment que cela ne pouvait être un animal, car les nuits de pleine lune attiraient tous les animaux de la forêt en son centre, pour un raison inconnue, mêlant les herbivores et les carnivores. Elle scruta la pénombre, puis le vit. Il ressemblait à un humain, enroulé dans une cape qui révélait tout de même une carrure d’athlète, sa capuche rabattue sur ses yeux. Marie-Lynn remarqua tout de suite la similitude avec la jeune femme qui était passée quelques lunes auparavant, bien qu’elle n’en fasse pas la remarque plus tard. L’homme traversa la rue déserte, et se dirigea droit sur la maison de la jeune fille. Ne sachant que faire, Marie-Lynn attrapa un chandelier, se posta prêt de la porte de sa chambre et attendit. Ce qui devait arriver arriva : l’homme, en entrant dans la chambre, reçu un coup d’une force considérable sur la tête. Il s’effondra sur le sol… ___________________| Spoiler: | | |  |
Dernière édition par Malice le Jeu 29 Déc - 23:10, édité 2 fois |
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Lun 3 Jan - 20:52 | |
| Voici le deuxième chapitre. Pour ceux qui ne connaissent pas les légendaires, ça va être un peu chaud pour vous. J'essayerai de mettre une image des personnages existants. Description de Gryfenfer Look de Gryf après tome 10 ___2___
L’homme à la cape ne s’était toujours pas réveillé, bien qu‘elle l‘aie frappé quelques heures plus tôt. Inquiète à son sujet, bien qu’il soit entré par effraction dans sa demeure, Marie-Lynn tâtait son pouls régulièrement. Que lui arriverait-il, si elle l’avait tué ? Elle s’efforça de ne pas y penser. L’aube pointait, et elle devait bientôt partir pour les cuisines. Le laisserait-elle dans la chambre ? Si elle faisait cela, elle devait s’assurer qu’il ne partirait pas. Elle chercha une corde, afin de l’attacher, et attrapa celle qui fermait ses rideaux. Au moment où elle se retourna vers l’homme, elle se rendit compte avec effroi qu’il avait les yeux grands ouverts, et posés sur elle. Elle se figea, terrifiée, en sachant pertinemment que s’il voulait lui faire du mal, elle ne pourrait pas se défendre convenablement, bien qu'elle était douée au combat. L’homme la regardait droit dans les yeux, et Marie-Lynn pu y voir un calme relatif. Il leva les mains doucement, dans un geste de paix et attendit. Que cherchait-il ? Et que devait-elle faire ? Ne sachant que faire, Marie-Lynn détailla l’homme. Toujours enroulé dans sa cape, ne laissant que quelques cheveux roux sortir de sa capuche, ses yeux brillaient dans l'ombre. Lorsqu’elle baissa les yeux vers sa ceinture, elle s'aperçu qu’il ne portait pas d’armes. La jeune femme était si étonnée par ce dernier détail qu’elle remarqua trop tard que l’homme s’était levé. Elle eut un mouvement de recul, mais, une nouvelle fois, l’homme plaça ses mains gantées en signe de paix. Il faisait des gestes lents, retenus, afin de ne pas l’effrayer. Finalement, il prit la parole. - Je ne vous veux aucun mal, chuchota-t-il. Marie-Lynn ne répondit pas. Sa voix était grave, envoutante. - Pourriez-vous, s’il vous plait, lâcher ce chandelier ? Dit-il. Je crains fort que si vous tentiez de me frapper avec, vous vous blessiez, ajouta-t-il avec un sourire. Bien que piquée au vif par cette remarque, Marie-Lynn posa le chandelier sur le rebord de la cheminée. - Que faites-vous ici ? Demanda-t-elle sèchement. L’homme paru surpris par le ton que prenait la jeune fille. - Je cherche une femme. - Vous êtes bien tombé, nous en avons beaucoup des femmes, ici. Des brunes, des blondes, des petites et des grandes. Vous avez le choix ! Se moqua-t-elle. Qui cherchez-vous ? Son ton était des plus durs, et l’homme en paru peiné. - Je … je cherche ma fille. Elle s’est enfuie, et j’ai ouï-dire qu’elle était passée par ce village. Marie-Lynn pensa aussitôt à la jeune femme qui avait traversé le village quelques lunes plus tôt. - Une jeune femme enroulée dans un cape du même genre que la votre, ne montrant pas son visage, qui semblait épuisée et qui a refusée toute eau et nourriture de notre part ? Pas très sympathique d’après ce que disent les gens. - Elle est ici ? S’exclama l’homme. - Non, elle a traversé le village et s’est enfoncée dans la Forêt Ouest. Qui est-elle ? Ajouta-t-elle après un bref instant d’hésitation. - C’est ma fille. - Ça, je le sais bien, vous me l’avez déjà dit. Alors qui êtes-vous ? L’homme baissa la tête et annonça : - Je suis Gryfenfer, ancien membre des légendaires. ___________________| Spoiler: | | |  |
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Mer 5 Jan - 18:32 | |
| Pour en savoir plus sur le monde des légendaires : Le sujet avec les résumés des tomes 1 à 13 Image Jadina Image Razzia Image Ténébris Image Shimy ___3___
- Gryfenfer ? Marie-Lynn ne pouvait pas y croire. Gryfenfer, le jaguarian, ancien membre des légendaires, ici, chez elle ? Impossible. - Qui me dit que cela est vrai ? L’homme enleva alors sa capuche, révélant un visage amical, avec des yeux de félin et un sourire montrant des canines pointues. Marie-Lynn remarqua le katseye si particulier de l’homme-bête. - Faut pas vous mettre dans cet état ! S’exclama Gryf. Il laissa quelques secondes à la jeune fille pour se remettre. Elle finit par calmer son souffle et reprendre le contrôle d’elle-même. - Puis-je savoir à qui ai-je l’honneur ? Demanda-t-il doucement. - Je m’appelle Marie-Lynn, mais on me surnomme souvent Lynn, fille de Shina-Say et Ulric. J’ai vingt ans, normalement, ajouta-t-elle. Gryfenfer paru surpris de cette précision, et Marie-Lynn regretta aussitôt ses paroles. Il était en parti responsable de cette situation, et il devait sûrement essayer de l’oublier. Surtout depuis qu’on avait appris qu’il n’y avait pas de remède … - Je … je suis désolée… - Non, ne le soit pas. Je n’ai pas réagit à ton âge. J’assume notre erreur. C’est juste que … Il s’interrompit. - Que ? - Le nom de ta mère m’a rappelé une amie, dans le temps où … Nous étions encore unis. Lynn devina qu’il parlait des légendaires. - Si je peux me permettre… Vous les avez déjà revus ? Depuis que vous vous êtes séparés ? Gryfenfer eut un sourire. - De temps à autre, on se croise, on va manger un sandwich au girawa ensemble. Je n’ai plus revu Razzia et Ténébris depuis pas mal de temps. Je croise régulièrement Jadina. Et Shimy … Ses yeux se perdirent dans le vide. - Je ne l’ai plus revu depuis une dizaine d’années. - Oh ! Lynn était très étonnée. Malgré tous leurs efforts, Gryf et Shimy n’avaient pas réussit à cacher leur amour, et elle était persuadée que cela avait toujours été ainsi, même après la séparation des légendaires. Soudain, un détail frappa Lynn. - Votre fille … qui est la mère ? La jaguarian paru gêné de répondre. - C’est … Shimy. Elle en fut plus qu’abasourdie. - Il y a dix ans, Shimy est venue me voir, un bébé dans les bras, m’annonçant qu’elle avait eu une fille de moi. Nous nous étions séparés, et Shimy ne pouvait annoncer à son peuple qu’elle avait eu un bébé … disons métisse. Elle m’a demandé de la garder. - Mais la jeune fille qui a traversé le village n’a pas dix ans ! - Apparemment, la combinaison elfe-jaguarian provoque quelques problèmes génétiques. Elle grandit deux fois plus vite que la normale… Mais pourquoi je me confie à une gamine ? S’exclama-t-il soudain. Elle ne peut rien y comprendre, et je perds mon temps. Il se tourna vivement vers Marie-Lynn et lui dit : - Je ne peux pas rester, il faut que je retrouve ma fille. Adieu. Et il se dirigea vers la porte. ___________________| Spoiler: | | |  |
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Sam 8 Jan - 21:00 | |
| Shun Day (apparence humaine) : Un Deux
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- Attendez ! Gryfenfer se stoppa, la main sur la pognée de la porte. - Vous ne pouvez pas partir de nuit. Même avec vos sens de jaguarian, ce serait du suicide. Vous n’avez pas idée de se qui se cache dans la forêt. - J’en ai déjà traversé une grande partie, répondit-il sarcastique. - Ce n’est pas la même chose ! La faune et la flore sont différentes en fonction des trois forêts. Celle de l’ouest est particulièrement agressive ! Vous ne pourrez pas vous débrouiller seul. Surtout de nuit. Le prince de Jaguarys croisa les bras sur son torse. - Et que me proposez-vous ? - Il vous faut au moins un guide, annonça-t-elle d’une petite voix. Soudain, un bruit retentit dans le couloir. Lynn n‘y fit pas attention, mais Gryf, qui était sur ses gardes, l’entendit et se posta en position de défense en direction de la porte. - Que se passe-t-il ? S’inquiéta Lynn. La poignée de la porte tourna, doucement. Lynn ne comprenait pas ce qu’il se passait. Lorsque la porte s’ouvrit brusquement, Gryfenfer se jeta sur la femme qui entrait et la plaqua au sol. - Stop ! Hurla Lynn. Surpris, Gryf tourna la tête, ce qui permit à la femme de se dégager de l’emprise du jaguarian. Elle attrapa le chandelier posé sur la cheminée. Au moment où elle allait frapper de toutes ses forces l’inconnu, Lynn se plaça entre eux, bras écartés. La femme stoppa net son geste. - Maman, arrête, c’est un ami. « Enfin, je crois » faillit-elle ajouter. Gryf s’étonna de l’expression. Jamais, depuis la séparation des légendaires quelqu’un ne l’avait appelé un ami. Une légère flamme s’alluma dans son cœur. La femme qui avait tenté de l’attaqua baissa le bras, et se pencha pour observer l’inconnu. Ses yeux s’écarquillèrent, Gryf, eu un mouvement de recul. Lynn, qui n’avait vu que la réaction de sa mère, se tourna. Il vit l’expression d’effroi qui s’était peinte sur le visage de son visiteur nocturne. - Que fais-tu ici ? Gronda la mère de Lynn - Vous vous connaissez ? S’étonna la jeune femme. Maman, tu connais Gryf…enfer ? Lynn avait faillit proposer le diminutif de son nom, qui, d’après elle, aurait sonné un peu trop familier à l’oreille de sa mère. - Shun-Day ? Lynn se tourna vivement. - Non, c’est Shina-Say… - Tais-toi, la coupa violemment sa mère. Lynn en eu le souffle coupé. Jamais, auparavant, sa mère ne lui avait parlé ainsi. Elle avait toujours été gentille attentive. Tout à coup, sa mère lui paru différente. - Qu’est-ce que tu fais chez moi ? Gronda-t-elle une nouvelle fois à l’attention de l’homme bête. Gryf ne semblait pas apte à répondre. Le choc, face à cette femme semblait lui avoir coupé la parole. Lynn décida de lui venir en aide. - C’est moi, qui l’ai invité. Il avait l’air d’avoir… faim, alors je l’ai invité à entrer. Sa mère la regarda, lui lança un regard si haineux que Lynn en eu un vertige et dû s’asseoir. - Shun-Day, tu ne devrais pas … - La ferme ! Comment m’as-tu retrouvée ? - Je … je ne t’ai pas cherchée ! Ce n’est pas toi que je cherchais ! - Ah oui ? Alors qui est-ce ? Il ne répondit pas. La dénommée Shina-Say, ou Shun-Day, arborait un sourire triomphant, quand une petite voix se fit entendre. - Il cherche sa fille, maman. Elle eu un bref mouvement de recul, puis se reprit et lança d’un ton le plus hargneux possible. - Je vois que tu l’as retrouvée. Lynn ne comprit pas cette remarque, mais Gryf leva la tête, regarda avec une surprise non feinte la femme qui se tenait devant lui - toujours avec le chandelier à la main. - Il fallait bien que tu … que vous l’appreniez un jour, dit-elle à l’attention de ses deux interlocuteurs. Elle fit une pause, puis respira un bon coup. - Gryf, Marie-Lynn est ta fille… ___________________| Spoiler: | | |  |
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Lun 10 Jan - 20:12 | |
| Si vous souhaitez connaître des détails sur les personnages, demandez dans la partie des commentaires !
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- Quoi ? S’exclamèrent Lynn et Gryfenfer d’une même voix.
- Et Lynn… Mon véritable prénom est Shun-Day.
Lynn ne pouvait en croire ses oreilles. Elle avait devant elle sa mère, qui lui avait menti, sur son prénom, ainsi que sur père. Et à son côté, elle avait son père - nouveau à ce titre. Elle ne pouvait pas le supporter. Elle n’y arrivait pas. Elle s’écroula sur une chaise, porta ses mains à son visage et pleura. Sa mère s’approcha, sûrement pour la réconforter, mais elle l’écarta d’un geste vif de la main. C’est alors que Gryfenfer fit un geste auquel elle ne s’attendait pas. Il prit une chaise, la plaça à côté d’elle, s’assit, et lui entoura de ses bras ses épaules. Ce geste paternel lui était inconnu, son père - Ulric - n’avait jamais été proche d’elle. Elle en comprit soudain la raison. Bien qu’elle ne le connaissait que par le récit des péripéties des légendaires, elle se laissa bercer doucement par cet homme couvert de fourrure, cet étranger, son père. Elle leva la tête vers lui, et leurs regards se croisèrent. À travers les larmes qui envahissaient ses yeux, Lynn vit que ceux de son père étaient brillants. Une perle roula sur sa joue. Il pleurait. Elle leva la main, essaya la goutte d’eau salée.
- Tu ne dois pas pleurer, chuchota-telle. C’est toi, l’adulte, ajouta-t-elle dans un sourire.
Gryfenfer le lui rendit. Lynn se leva, son père accompagnant son geste.
- Maman, commença-telle d’une voix dure. Tu m’as menti, pendant plus de vingt ans. Je ne te fais plus confiance. Je pars, avec Gry… Papa.
Elle sentit que l’homme bête eut un frisson.
- Ne m’en empêche pas. Je vais l’aider à retrouver sa fille.
C’est alors que la vérité la frappa, si violemment qu’elle eut l’impression que quelqu’un l’avait frappée avec un chandelier - ou peut-être sa mère l’avait-elle réellement frappée. Quoi qu’il en soit, elle se rendit compte que la fille de Gryfenfer, celle qui avait traversé le village, était sa demi-sœur.
- Maintenant, vas-t’en.
Shun-Day, les yeux emplis de tristesse, se retourna et sortit de la chambre.
- Il ne faut pas lui en vouloir, chuchota Gryf, elle voulait te protéger.
Lynn se tourna brusquement vers lui.
- Me protéger de quoi ? De toi ? Elle m’a menti, depuis que je suis toute petite, non seulement sur mon père, mais aussi sur son nom. Elle a menti à tous. Elle m’a trahie. Et je devrais ne pas lui en vouloir ?
De nouveau, son visage était inondé de larmes. Elle était hystérique, et ne pouvait pas se calmer. Se rendant compte de son état, elle reprit la préparation de son sac, y jetant au hasard deux tenues qu’elle utilisait pour la chasse. L’une lui avait été offerte par Ulric, le jour de ses vingt ans, et l’autre par sa mère. En repensant à cela, elle reprit la dernière tenue et la jeta dans un coin de la chambre. Elle regarda ce qu‘elle portait, et jugea que ce que cela devait résister à la forêt. Elle ne s’était pas changée et portait encore sa tenue de travail : un haut blanc très résistant sans manches, un pantalon marron entré au bout dans ses bottes. Elle ajouta à son sac quelques affaires de toilette - le strict minimum, c’est-à-dire de quoi attacher ses longs cheveux roux afin de ne pas être gênée lorsqu’elle chasserait. Gryf la regardait faire, ne sachant que dire pour la calmer, et surtout la dissuader de venir avec lui. Certes, cela lui faisait plaisir d’apprendre que cette magnifique jeune femme était sa fille. Mais il ne la connaissait pas, et ne savait pas comment elle se débrouillerait face au danger.
Lynn passa devant lui et descendit à la cuisine. Elle attrapa deux bols, de la viande séchée et une gourde et les enfonça dans son sac. Elle prit sa ceinture suspendue à l’entrée, l’attacha autour de sa taille et y plaça un poignard. Elle prit aussi son arc, son gant de protection en cuire et un carquois rempli de dix flèches - cela devrait suffire. Tout en passant l’arc par-dessus sa tête afin d’avoir les mains libres, elle tendit le sac à son père, qui la regardait faire, les bras ballants.
- D’après ce que j’ai entendu dire, tu devrais être un peu plus énergique que ça. Prends ça, dit-elle en montrant le sac. Je ne peux pas tout porter, et tu n’as pas l’air très chargé.
Sur ces mots, elle envoya le sac à son père, car elle se rendit compte qu’il était éloigné d’elle. Gryfenfer attrapa le sac, mais le posa sur une chaise.
- Tu ne viens pas avec moi, annonça-t-il.
Lynn se stoppa net.
- Pardon ?
- Tu ne peux pas venir avec moi. La forêt est dangereuse, tu l’as dit toi-même. Et je ne veux pas te voir mourir. J’ai été heureux de faire ta connaissance, mais je vais partir seul.
Et il sortit en toute hâte de la maison. Lynn mit quelques secondes à réagir. Elle attrapa le sac et se lança à sa poursuite. Il était déjà assez loin dans la rue, ses capacités de jaguarian aidant, mais Lynn était rapide, et endurante. Si il le fallait, elle le suivrait ainsi jusqu’à qu’il soit épuisé. Jamais elle ne l’abandonnerait pas. Et elle voulait tant qu’il ne l’abandonne jamais…
- Pourquoi tu refuses que je vienne ? Cria-t-elle. Tu te dois de t’expliquer, au moins !
Gryf ne broncha pas, et continua de courir. Bientôt, il entra dans la forêt. Lynn redoubla de vitesse. S’il la distançait maintenant, jamais elle ne pourrait le retrouver dans la forêt, même si elle était la meilleure en chasse. Tout le village disait que c’était elle qui avait les sens les plus développés. À présent, elle en connaissait la raison.
En s’engageant sur le sentier, Lynn pris le temps de sortir de son sac deux bâtons de viande séchée et de les offrir à la forêt, en son nom et en celui de Gryf, afin qu’elle les laisse la traverser en paix. Ces croyances étaient interdites au sein du village, mais, de toute façon, elle n’en faisait plus parti. Et elle avait toujours pensé que la forêt était vivante. Elle savait que lorsqu’on la respectait, les chasses et les cueillettes étaient toujours fructueuses. Elle reprit rapidement sa route. Elle aperçu la chevelure rousse de son père entre les arbres. Il s’était arrêté, écoutant les bruits qui l’entouraient. Lynn s’avança silencieusement. Elle fut heureuse de remarquer que malgré ses sens très développés, il ne l’entendait pas - ou alors il voulait ne pas l’entendre. Soudain, elle vit un puma, à quelques bonds de son père, en position d’attaque. Avant qu’elle n’ait pu dire le moindre mot, le félin sauta à la gorge de l’homme-bête…
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Dim 6 Fév - 13:02 | |
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Lynn n’y réfléchit pas à deux fois. Rassemblant toutes ses forces, elle s’élança à la rencontre du puma. Aussi rapidement qu’une flèche, elle se plaça entre l’animal et son père, qui venait à peine de se rendre compte de sa situation. Le puma se jeta sur la jeune fille, si violemment qu’elle en fut déséquilibrée et elle tomba à la renverse. La bête et la fille lutaient silencieusement, lorsque la jeune fille assena un puissant coup de pied dans la gorge de l’animal, qui fit un vol plané et s’écrasa sur un arbre. Effrayée par la puissance de son ennemie, la bête détala. Soulagée mais aussi épuisée, Lynn s’effondra sur le sol et murmura quelques mots de remerciement à la forêt. En quelques secondes, Gryf l’avait rejointe et l’aida à s’asseoir, le dos contre un arbre. - Ça va ? Demanda-t-il. L’inquiétude était visible sur son visage et dans sa voix. Pour le rassurer, Lynn leva la tête et lui sourit. - Oui, t’inquiète, c’était juste un puma, j‘ai l‘habitude. Gryf se dérida, remarquant qu’elle avait le même humour que lui dans les situations de crise. Il posa les yeux sur son épaule et fronça les sourcils. - Tu saignes. Lynn suivit son regard et vit une plaie d’une belle profondeur à son épaule droite. Elle fronça les sourcils à son tour. - Zut ! Ça va m’empêcher de tirer à l’arc. J’espère que ça ne va pas durer longtemps. Le jaguarian fut estomaqué de voir l’insouciance de sa fille face à une telle blessure. - Ça a l’air assez grave, dit-il tout en observant la plaie. - Bah ! J’en ai vu d’autres. Un jour, j’ai fait l’erreur de m’approcher trop près d’un petit élan. Sa mère m’a chargée, et je me suis retrouvée avec une belle entaille dans le bras, raconta-telle tout en montra son avant bras gauche, qui arborait une magnifique cicatrice de plusieurs centimètres de long. Et puis, une autre fois, continua-telle, j’ai croisé une meute de loups. Ils n’étaient pas très commodes. Cette fois là, Papa m’a … Elle se tu, semblant réfléchir intensément. Finalement, au bout de quelques secondes durant lesquelles Gryfenfer soigna son épaule, elle reprit : - Comment dois-je l’appeler ? Demanda-t-elle plus pour elle-même que pour l’homme en face d’elle. Papa ? Ulric ? Beau papa ? C’est embêtant. Et toi ? Fit-elle soudain. Il faut que je t’appelle comment ? Gryf ou Papa ? Le prince de Jaguarys ne sut que répondre. Il essaya d’esquiver la question, parlant de la blessure de la jeune fille, mais celle-ci n’abandonna pas. - Alors, Gryf ou Papa ? Gryfenfer soupira. - Comme tu veux, finit-il par lui dire. Ça ne me dérange pas que tu m’appelles papa, bien que je n’aie pas l’habitude de l’entendre de ta bouche, mais si tu préfères, tu peux m’appeler par mon prénom. Il fit une courte pause, afin de terminer de soigner sa fille, puis annonça : - De toute façon, on ne va pas se poser la question longtemps. J’ai fini ton bandage. Tu peux rentrer chez toi. Ça ne saigne plus, mais je voudrais que quelqu’un d’autre voit ça, au village. Je ne suis qu’un piètre médecin. Lynn fronça les sourcils, ses yeux s’emplirent de larmes- pour la troisième fois en quelques heures, ce qui n’était pas habituel du tout. - Tu ne veux pas de moi… Dit-elle d’une voix chevrotante. Pourquoi ? Gryf observa sa fille. Ses longs cheveux roux étaient en bataille, lui tombant sur le visage. Il écarta une de ses mèches et aperçu deux grands yeux verts teintés de tristesse, qui l’observaient, attendant une réponse. Cependant, il continua de la regarder. Elle était assez musclée pour une femme, mais connaissant sa mère et ayant vu la dextérité avec laquelle elle avait envoyé valser le puma, il ne serait guère étonné d’apprendre qu’elle n’était pas du genre à laisser les hommes partir à la chasse seuls. Il sourit ; la simple idée qu’elle estimait qu’elle devait protéger les hommes l’amusa. - Pourquoi ris-tu, que je partage ton hilarité ? Renifla la jeune fille en attrapant son sac. - Tu n’es pas du genre à abandonner, hein ? Elle fit non de la tête. - Allez, debout, on a du chemin à faire. Son visage s’illumina, un éclair de joie traversa ses yeux aux pupilles légèrement allongées, telle un félin - telle une jaguarienne. Elle se leva rapidement, ignorant le vertige qui s’était emparé d’elle. Elle mit son sac sur son épaule valide, vérifia que son poignard était bien à sa ceinture et dit à son père qu’elle était prête. Ils marchèrent longtemps, côte à côte, sans échanger le moindre mot. Et pourtant, tous deux mourraient d’envie de mieux connaître l’autre. Lynn se demandait à quoi pouvait ressembler sa demi-sœur, lorsque Gryf s’arrêta net. Lynn fit quelques pas avant de s’en apercevoir, puis le rejoint en toute hâte, effrayée par le visage grave de son nouveau père. Celui inspirait un mélange d’inquiétude, de peur, mais, dans ses yeux, elle cru y apercevoir une lueur de joie. Elle allait demander ce qu’il arrivait lorsqu’un bruit se fit entendre. Instinctivement, Lynn se positionna un genou au sol, prit son arc et une flèche et banda en direction des buissons, ignorant la douleur de son épaule. L’homme qui en sortit était des plus singuliers. Sa tenue était une sorte de combinaison légère, mais elle semblait être particulièrement protectrice. Il portait de magnifiques gants, chacun portant une étrange pierre bleue et brillante. Cette même pierre était aussi présente sur le torse de l’homme. Sa tenue était parfaite, sans le moindre accro, et pourtant, il devait sûrement avoir fait un bout de chemin dans la forêt. Il portait les cheveux longs mais attachés, laissant de longues mèches tomber devant son visage, si bien qu’on ne pouvait voir que sa bouche. Lynn su tout de suite que cet homme ne leur voulait pas de mal. Pourtant, elle n’en savait pas la raison. Était-ce parce qu’elle avait senti que son père s’était légèrement décontracté ? Ou bien par son physique qui provoquait une certaine attirance sur Lynn - bien que celle-ci refusait de l’admettre ? Malgré le fait qu’elle ne comprenne pas tout à fait ses sentiments, elle abaissa son arc, sans toutefois le ranger, et se releva. - Gryf ! Mais quelle bonne surprise ! S’exclama l’inconnu. À son nom, Gryfenfer s’avança de quelques pas. Et à son grand étonnement, Lynn se rendit compte que c’était pour se placer entre elle et l’homme. Elle en fut plus qu’irritée, et fit un pas de côté, afin de se dégager. - Alors, tu ne salut pas ton vieil ami ? Dit l’homme. - Ton cher « frère » n’est pas avec toi ? Demanda Gryf d’un ton dur. Les épaules de l’inconnu s’affaissèrent. - Même si tu ne l’apprécie pas, j’aimerais que tu montres du respect envers mon défunt « frère » ! - Défunt ? - Il n’a pas survécu à Anathos. À la mention du Dieu maléfique, tous trois eurent un frisson. L’inconnu toucha la pierre de ton torse, Gryf serra les poings et Lynn porta la main à son poignard. Bien qu’il ait été vaincu lorsqu’elle n’avait que deux ans, Lynn se souvenait parfaitement des horreurs qu’il avait faites. Il avait mis à feu et à sang les trois quarts de la superficie mondiale, pour faire du quart restant son royaume. Il avait commis de nombreux meurtres. Mais le pire de tous, c’est qu’il s’était réincarné dans le corps de Danaël, le leader des Légendaires … et le meilleur ami de Gryf. - Mais ne parlons plus de lui, dit soudainement l’inconnu. Je ne m’attendais pas à te voir dans les parages. - Moi non plus, figure toi. Lynn osa répliquer : - Qui êtes-vous ? L’homme paru surpris de l’entendre, comme si il n’avait pas remarqué sa présence. - Je te retourne la question, dit l’homme en souriant. - Je suis ici chez moi, riposta la jeune fille, c’est à vous de répondre à la question. - Tu as raison, murmura l’homme. Il fit alors un pas en avant, et sortit de l’ombre des arbres, tout en relevant la tête, dévoilant enfin son visage. Lynn réprima un mouvement de recul. Une longue cicatrice barrait sa joue. Mais le plus impressionnant, étaient les longues ailes bleues marines qu’il avait dans le dos. - Je suis … ___________________| Spoiler: | | |  |
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Sam 12 Fév - 18:31 | |
| Elysio Darkhell Anathos et une partie de son histoire Le Gardien Et plusieurs choses sur Gryf et son katseye: Deathgryf DeathGryf VS Dark-Gryf DeathGryf VS Dark Gryf 2(Dark-Gryf est le double maléfique de Gryd, créé par Anathos avec son sang. Chaque légendaire a un double) Explication Katseye Explication Kasteye De Gryf (et seul celui de Gryf est ainsi) ça vous fait pas mal de lien d'un coup, mais bon ... ___7___ - Je suis …
L’homme laissait sa phrase en suspense. Il sourit et Lynn en déduit qu’il prenait un malin plaisir à la faire mariner. Ou alors, il attendait pour que l’annonce de son nom ait plus d’effet. Enfin, il se décida à finir sa phrase.
- Je suis Élysio.
Il observa attentivement le visage de son interlocutrice. Mais celui-ci resta de marbre. Lynn se tourna vers Gryf, avec un regard interrogateur. Celui-ci sourit jusqu’aux oreilles. Apparemment, la situation l’amusait. Grand bien lui fasse, mais elle ne savait toujours pas qui était cet Elysio.
Ce dernier fulminait. Il n’avait pas eut la réaction souhaitée. Pour lui éviter de commettre un meurtre, Gryf expliqua rapidement la situation.
- Elysio est le double … bienveillant de Darkhell.
Soudain, tout devint clair. Lynn se rappela les histoires que lui racontaient ses camarades de classe. Les légendaires l’avaient rencontré peut après la reformation. Puis il les avait trahis lorsqu’il avait bu la potion de mémoire, entraînant la résurrection de sa partie maléfique, Darkhell, ennemi juré des légendaires, et responsable en partie de l’accident Jovénia. Il s’était racheté en se sacrifiant pour tuer ce double maléfique. Ensuite, afin d’éviter la réincarnation d’Anathos, le Gardien les avait tous les deux engagés pour tuer les légendaires. Il les avait trahis, une nouvelle fois.
Le sang de la jeune femme ne fit qu’un tour. Quelles que soient les intentions actuelles d’Elysio, il avait tenté à plusieurs reprises de tuer son père par le passé. Elle lâcha son arc, s’empara de ses poignards et se précipita sur l’homme ailé.
- Vous ne ferez plus de mal aux légendaires. - Mais que…
Elysio ne comprenait pas la réaction de cette étrange fille, n’ayant pas suivit son cheminement intérieur.
- Marie-Lynn ! Non !
Gryf avait crié de toutes ses forces, effrayant au passage tous les animaux à un kilomètre à la ronde. Il espérait que les villageois ne l’aient pas entendu. Mais malgré son avertissement, Lynn s’était jetée sur son ancien ami, toutes lames dehors. Il savait que s’il ne l’arrêtait pas, elle était capable de le déchiqueter avec ses lames acérées. Mais il savait aussi qu’il ne pourrait pas l’arrêter à temps. Il lui faudrait la vitesse de dix jaguarian pour …
Soudain, il se rappela son katseye. Il ne l’avait pas utilisé depuis bien longtemps…
Ses réflexions ne durèrent que quelques dixièmes de secondes. Il leva rapidement la main à son front, là où son katseye lui avait été greffé, et l’activa. La transformation se fit instantanément.
Il se jeta sur sa fille, et la plaqua au sol. Elysio leva la main, qui se mit à luire et produire des étincelles bleues. Il allait tuer cette fille pour son impertinence. C’était elle ou lui. Malheureusement, il ne pouvait agir tant que Gryf était devant, il risquait de le blesser.
- Gryf, écarte-toi !
Ce dernier leva la tête, et ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il comprit les intentions de son ami. Contre toutes attentes, il se jeta sur lui, lui attrapa les bras et les lui bloqua dans le dos. Il se plaça entre l’homme et sa fille, toujours au sol.
- Ça suffit !
Gryf avait crié avec une telle colère que les deux se stoppèrent instantanément. ___________________| Spoiler: | | |  |
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Mar 22 Fév - 19:52 | |
| Ava est un personnage inventé de toute pièce. Si un jour j'ai le courage de la dessiner, ou si je trouve un dessin qui ressemble à l'idée dont je m'en suis faite, j'éditerai  ___8___ Lynn avait le souffle coupé. Son père l’avait plaquée avec une telle force qu’elle avait heurté le sol avec une violence sans pareille. Le temps de reprendre son souffle, elle observait son père qui tenait fermement l’homme ailé. Il ne cherchait pas à lui faire mal, mais étant donné sa position, si Elysio continuait à gesticuler ainsi, Gryf allait finir par lui casser un bras. Inquiète des remords que cela pourrait causer à son père, Lynn articula tant bien que mal :
- Vous devriez arrêter de bouger, il va finir par vous faire mal.
Elysio la regardait à présent avec incompréhension. Pourquoi cette jeune fille qui souhaitait le tuer quelques secondes plus tôt lui conseillait à présent de ne plus bouger pour ne pas se faire mal ? Comme en réponse à ses interrogations, elle ajouta :
- Il s’en voudrait, je pense…
Elysio s’arrêta donc de bouger. Il s’adressa à l’ancien légendaire avec un sourire.
- Dis-moi, c’est qu’elle prend bien soin de toi. Tu me la présentes ?
Avec un agacement non feint, Gryf lâcha Elysio et annonça :
- Je te présente Lynn. C’est … ma fille.
Un flottement se fit sentir.
- Ta fille ?
Elysio était abasourdi. Bien sûr, il aurait dû se douter qu’une telle puissance, chez une jeune humaine, n’était pas naturelle, à moins qu’elle ne soit pas humaine, justement. Il fronça soudain les sourcils, et s’adressa à Lynn.
- Tu ne ressemble pas aux jaguarians. Tu n‘es pas non plus une sang pur.
Bien que cela ne fût qu’une affirmation, sans plus, elle sonna comme une insulte aux oreilles de Lynn.
- Je ne vous permets pas de me juger sur mes origines.
Devant les yeux assassins de Lynn, Elysio se recula d’un pas.
- Tu es sûr qu’il ne lui manque pas une case ? Demanda-t-il à Gryf, qui observait sa fille de la tête aux pieds sans y croire.
- Je commence à en douter, répondit-il sur un ton ironique.
- Ça suffit vous deux, s’énerva la jeune fille. On prend du retard, si on veut la rattraper, il faut partir maintenant.
Elle regarda son père avec insistance, afin de lui faire comprendre qu’il fallait se débarrasser de cet homme encombrant. Au grand dame de la jeune fille, il ne comprit pas le message. Du moins, il n’en comprit que la moitié.
- Tu as raison, nous ferions mieux de nous remettre en route. Elysio, veux-tu nous aider ? Une personne de plus ne serait pas de trop.
Sans se soucier des deux hommes, Lynn se frappa le front, lança un regard plein d’exaspération envers son père et, en remettant son sac sur son épaule, s’enfonça dans la forêt, sans même attendre la réponse. Elle entendit les deux hommes courir derrière elle pour la rattraper et finalement se caler sur son rythme.
Ils marchèrent ainsi d’un pas régulier durant plus de trois heures. Lynn ne ressentait pas le besoin de se reposer, elle se sentait en forme, comme à chaque excursion dans la forêt. Elle se sentait libre et se rendit compte que, pour la première fois, elle n’était plus rattachée à son village. Sa mère lui avait menti, l’homme qu’elle considérait comme son père ne l’était pas. Elle inspira à fond… et se stoppa net. Gryf manqua de la renverser lorsqu’il se cogna contre elle, ne s’attendant pas à ce qu’elle s’arrête.
- Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda Elysio.
- Il faut qu’on s’arrête.
- Pourquoi ? On a encore du temps devant nous avant qu’il ne fasse nuit, répondit Gryf.
- Je ne peux pas t’expliquer ça maintenant. Faites un feu, entretenez-le, il ne faut pas qu’il s’éteigne. Il faut qu’on reste groupés.
La panique se sentait dans la voix de la jeune fille. Gryf s’approcha de sa fille, se plaça devant elle et la regarda droit dans les yeux.
- Que se passe-t-il ?
Lynn soutint quelques secondes son regard d’ambre et finit par fermer les yeux.
- Je ne peux pas t’expliquer ça maintenant, je suis désolée. Ne t’inquiète pas. Ça va bien se passer.
Sur ces mots, elle se tourna et s’éloigna légèrement afin de trouver du bois sec. L’homme-bête fronça les sourcils. « Quoi qu’elle en dise, je sens qu’il se passe quelque chose d’étrange. Il va falloir la garder à l’œil. »
Il se passa une heure. Elysio et Gryfenfer jouaient aux osselets pendant que Lynn passait son temps à vérifier ses bagages et à pester tout bas. Elle s’activait à entretenir son arc, retendant la corde, vérifiant ses flèches. Elle releva soudain la tête. Un seconde plus tard, un terrible cri déchira la forêt. Une femme hurlait de douleur. Ni une ni deux, Lynn sauta sur ses jambes et couru à toute vitesse en direction de la jeune femme. Elle parvint à la trouver quelques minutes après son départ, au sol, couverte de sang. Elle s’approcha d’elle sur ses gardes, de peur que son agresseur ne soit dans les parages. Lorsqu’elle fut certaine que personne n’était présent, elle se précipita vers la femme au sol et commença les soins. Ses mains bougeaient d’elles mêmes, ayant vu et revu ces gestes de secourisme. Jamais elle n’aurait pensé qu’un jour elle en aurait eut besoin. Lynn savait parfaitement où se situait la blessure, et comment la soigner. Elle déchira la cape de la jeune femme, épongea le sang qui se répandait de plus en plus sur sa chemise.
- Tenez bon, lui dit-elle, je vais vous aider. N’ayant crainte.
En seule réponse, Lynn eut un cri de douleur étouffé. Gryfenfer n’arriva qu’à ce moment là, déboussolé.
- Lynn ! Mais que …
À son tour, il se précipita auprès de la jeune femme et lui attrapa la main.
- Non, non… Ava, s’il te plait, j’ai besoin de toi, reste avec moi …
Lynn fut ébranlée par la tristesse de son père, mais il fallait faire vite. Elle essuya ses larmes d’un geste rageur et poussa son père.
- J’ai besoin de place si je veux la soigner ! Trouve deux longues branches solides et donne-moi ta cape.
Gryf obéit à sa fille machinalement. Après s’être débarrassé de son vêtement, il s’enfonça dans la forêt. Deux bruits secs retentirent. Lynn murmura une prière d’excuse à la forêt pour cette violation de la loi sacrée, mais leur temps était précieux. Lorsque son père revint, Lynn se hâta se confectionner une civière.
- Aide-moi à la mettre dessus.
Le plus délicatement possible, ils la soulevèrent et la posèrent sur la civière de fortune. Ils rejoignirent le campement en un temps record. Aussitôt qu’ils étaient arrivés, Lynn plaça son sac sous la tête de la jeune femme. Dans un bol, elle versa de l’eau et la mit à bouillir sur le feu. D’un simple regard, elle fit comprendre à Elysio d’attiser le feu. Elle déchira la chemise de la dénommée Ava, et aperçut de suite la blessure. La lame s’était enfoncée juste en dessous des côtes. Les dommages n’étaient pas trop importants, mais il fallait à tout prix arrêter l’hémorragie. Elle fit un point de compression sur la blessure à l’aide d’un tissu, jeta quelques feuilles dans le bol d’eau bouillante afin de les faire infuser. Elle fit ensuite boire l’infusion à la jeune fille, nettoya la plaie et épongea le front de la blessée avec un tissu imbibé d’eau, fraîche cette fois-ci.
Gryf ne tenait pas en place. Il marchait de long en large, tentait parfois de s’approcher de la jeune femme pour aider mais il se faisait aussitôt rembarrer. Finalement, il s’effondra au sol et resta assis jusqu’à qu’il soit autorisé à la voir.
Après plus d’une heure de soins intensifs, Lynn déclara que la vie de la jeune femme n’était plus en danger. Les soupirs de soulagement que Lynn entendit lui firent froncer les sourcils.
- Je peux savoir qui c’est ? Demanda-t-elle à son père.
- Tu as retrouvé Ava, ma fille, ta sœur, déclara-t-il.
« J’aurais dû m’en douter » se dit-elle. Cependant, comment se faisait-il qu’Elysio soit tout aussi soulagé ? Elle tourna la tête vers celui-ci, et découvrit avec stupeur que son visage devenait de plus en plus pâle. Elle fronça de nouveau les sourcils, confia Ava à son père et s’approcha de l’homme. De la sueur perlait sur son front, des larmes embuaient ses yeux. Jamais Lynn n’avait vu un homme dans cet état. Une série de sentiments divers se dégageaient de l’homme : la trahison, la colère, la peur … Mais de tous ces sentiments, la tristesse et le désespoir étaient les pires.
Lynn s’approcha de lui. La peine qui se lisait sur son visage lui déchirait le cœur. Même si elle ne le connaissait que très peu, même si elle avait voulu le tuer quelques heures auparavant, Lynn ressentait le besoin d’effacer ce terrible sentiment de son visage.
L’homme ailé ne s’était pas rendu compte que Lynn se tenait juste devant lui. Elle hésita quelques instants, puis attrapa sa main tremblante. Il baissa les yeux vers elle, surpris. Il lui adresse un faible sourire, mais les larmes coulaient à présent sur ses joues. D’un simple regard, elle l’incita à dire ce qu’il avait sur le cœur.
- Elle va mourir ?
- Non, bien sûr que non, répondit-elle doucement. Je suis parvenue à stopper l’hémorragie, et l’infusion devrait empêcher les infections.
Les épaules de l’homme se détendirent. Peu à peu, le désespoir disparut de ses traits. Sans prévenir, il tira sur la main que Lynn tenait toujours et la prit dans ses bras.
- Merci … lui chuchota-t-il à l’oreille.
Bien que ce soulagement fût agréable à voir, Lynn fronça les sourcils.
- Comment se fait-il que vous soyez si attaché à Ava ?
Elysio resta quelques secondes en silence.
- Je… Je suis le Tuteur d’Ava, chuchota-t-il.
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Jeu 3 Mar - 17:40 | |
| ___9___
- Le Tuteur ?
Elysio hocha la tête.
- Un Vrai Tuteur ? Comme dans les contes ?
L’homme s’étonna un peu de l’incrédulité de la jeune femme. Être Tuteur était courant. Comme répondant à sa réflexion, Lynn s’expliqua.
- Je viens d’un village coupé du monde. Pour moi, les Tuteurs ne sont qu’une légende …
Il jeta un coup d’œil à Gryfenfer qui prenait soin d’Ava, puis attrapa le bras de Lynn et l’entraîna un peu plus loin dans les fourrés.
- Aïe ! S’exclama-t-elle. Qu’est-ce qu’il vous prend ?
- Taisez-vous ! Je veux bien vous expliquer, à condition que vous n’en disiez pas un mot à Gryf. Ceci doit rester secret.
Devant la gravité du ton qu’il avait pris, Lynn acquiesça.
- Que savez-vous des tuteurs ?
- Pas grand-chose, avoua-t-elle.
- Je dois donc commencer depuis le début, se dit-il.
Alors il raconta.
- Auparavant, la communauté des elfes avaient le privilège d’avoir des Élus, des individus capables de maîtriser les éléments. Ils étaient entraînés sans relâche jusqu’à leurs seize ans, où ils procédaient au rite de la Karysal. Les elfes élémentaires, comme ils étaient aussi appelés, entraient seuls dans le Temple de Karys, afin de rencontrer les esprits. Un de ses esprits se portait garant de l’elfe, lui montrant le chemin de la justice. Un jour, un Dieu maléfique interrompit le rite, faisant disparaître tous les esprits, et proposa à l’elfe présent puissance et pouvoir sans limites. Elle accepta … Elle fut marqué du signe du Dieu. Pendant quelques années, l’elfe fit sont travail de gardienne du monde elfique. Un jour, alors qu’elle était en mauvaise posture, un chevalier de Larbos l’aida, et ils formèrent un groupe de justiciers très connus avec une princesse magicienne.
- Les Légendaires ? Vous voulez dire que … Shimy a accepté le pacte du Dieu maléfique ?
- Oui… Le Dieu décida de se réincarner, mais les Légendaires, prévenus, firent leur possible pour éviter cette réincarnation.
- Anathos … souffla Lynn.
- Exact. Tu connais la suite de l’histoire. Anathos ne se réincarna pas en Shimy, mais en Danaël le chevalier. Après deux ans de malheurs, ils parvinrent à tuer le Dieu maléfique. Nous ne sûmes jamais de quelle façon…
- Et quel rapport avec les Tuteurs ?
- Après le massacre du Dieu, il fut décidé de supprimer le rite de la Karysal. Les jeunes elfes maîtrisant les éléments ne furent plus entraînés. Ne pouvant maîtriser leurs pouvoirs, ils faisaient quelques dégâts dans le monde elfique. Il fut décidé de leur attribuer un Tuteur, une personne toujours présente à leurs côtés pour les protéger, assez puissante pour annihiler leur magie.
- Vous voulez dire qu’Ava est une elfe élémentaire ?!
- Oui. Shimy m’a désigné Tuteur, car elle avait confiance en moi. Mais j’ai failli à ma mission.
- Mais comment avez-vous pu être aux cotés d’Ava si elle vivait avec son père depuis le début ?
- Je me cachais, nous nous retrouvions la nuit, je la surveillais la journée.
- Lynn ! Lynn s’il te plait, vient !
Gryf appelait sa fille. Son ton n’était pas inquiétant, mais Lynn ressenti le besoin d’obéir tout de suite à cet homme qui était son père. L’autorité … chuchota sa conscience. Elle s’apprêtait donc à repartir quand Elysio la retint.
- Écoutez, dit-elle, irritée, premièrement, j’ai une entaille dans l’épaule qui me fait souffrir : la prochaine fois que vous me toucher, le bras ou une quelconque autre partie de mon corps, je vous enfonce votre joli minois dans la boue. Deuxièmement, mon père m’appelle et je dois le rejoindre. Je vous demande donc de me lâcher.
Surpris du ton menaçant qu’elle prenait, Elysio la lâcha aussitôt. Elle tourna les talons et trottina en direction de sa famille. La trempe de son caractère le fit sourire : Ava était la même.
Il rejoignit à son tour et s’aperçut que la blessée était consciente.
- Comment vous sentez-vous ? S’enquit Lynn.
Ava avait les yeux grands ouverts, ne sachant pas vraiment ce que faisaient son père, son Tuteur et cette étrange fille au visage si familier réunis autour d’elle. Elle tenta de se redresser, et la douleur fit remonter tous les événements.
- Qui êtes-vous ?
- Ne bougez pas, vous êtes blessée. Je m’appelle Marie-Lynn, et je suis…
Elle hésita, ne sachant pas s’il fallait qu’elle dise la vérité ou non. Elle se tourna vers son père et lui demanda silencieusement que faire.
- Ava, enchaîna celui-ci, Lynn est ma fille.
La blessée cligna ses grands yeux verts plusieurs fois. Apparemment, mis à part l’expression de surprise qui se peignait sur son visage elle semblait bien le prendre. Elle adressa un faible sourire à Lynn.
- Enchantée …
Sa tête bascula en arrière et elle s’évanouit. Gryf commençai à s’agiter lorsque Lynn posa la main sur son épaule.
- Elle est exténuée, son corps doit se battre pour faire face à la douleur. Laisse-la inconsciente, et repose-toi. Je veillerai sur elle cette nuit.
La jeune femme parlait avec assurance, comme si elle savait exactement que faire, comme si elle avait fait ça toute sa vie. En réalité, elle était terrorisée. Cette agression, elle l’avait vue, deux heures plus tôt, comme si elle s’était déroulée devant ses yeux. Mais en réalité, cela ne s’était passé qu’une heure auparavant. Les visions revenaient.
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Malice

 | Sujet: Re: Sœurs [Fan-Fiction] Ven 1 Avr - 23:00 | |
| Je ne suis pas du tout satisfaite de ce chapitre, mais il fallait que je continue. J'espère que ça ira mieux pour la suite. Josh et Doc sont des personnages inventés, je n'ai pas d'image à vous montrer. ___10___
Cher journal,
Je trouve ridicule de se confier à un journal. Mais j'ai besoin de parler.
Je commence à avoir peur. Les migraines vont de mal en pis. Je n’arrive plus à me concentrer et je fais des cauchemars si terribles que je n’arrive plus à dormir. Il me semb
J’ai perdu le fil de mes pensées. Ça devient grave, il va falloir que j’aille voir Doc, même si Maman est contre. Elle dit que ce qu’il m’arrive est un don du ciel et que Doc ne ferrait qu’empirer la situation. On voit bien que ce n’est pas elle qui endure ces horreurs ! J’ai l’impression qu’elle me cache quelque chose, mais je n’ose pas lui demander quoi que ce soit.
Au village, les copains ne veulent plus me parler. Depuis que tout le monde a appris que je savais qu’il y allait avoir un incendie, on me soupçonne, et les parents on interdit les autres de m’approcher, de peur que je leur fasse du mal, sans doute. Quand on me demande des explications, je suis incapable d’en donner. C’est vrai ! J’étais juste certaine que le feu allait se déclarer. Heureusement, j’ai été assez convaincante pour faire sortir tout le monde. Il y a eu quelques brûlures, mais Doc a eut tôt fait de les soigner.
Je ne sais pas d’où viennent ces visions. Maman me jure qu’elle n’a pas de sang magique, et je la crois. Je ne suis pas assez stupide pour demander à Papa. Je me ferais envoyer sur les roses vite fait. Il déteste tout ce qui touche au surnaturel. Autant dire qu’il déteste tout. J’ai eu beau lui dire que nous sommes entourés de magie, il campe sur ses positions et ne veut rien entendre. J’ai abandonné l’idée de le convaincre depuis très longtemps.
Il n’y a que Josh qui est d’accord avec moi, en fait. C’est un bon ami. Son seul défaut serait d’être un peu trop vieux. À quinze ans, il est déjà aux champs. Moi, avec mes douze ans, je suis encore obligée d’aller à l’école. Et je dois dire que c’est franchement barbant. La seule chose qui me plait vraiment, c’est le cours des combattants. Tout le monde a le droit d’y aller mais je suis la seule fille à y participer. Les autres trouvent cela barbare. Moi, je ne me bas que pour me défendre, et pour apprendre à chasser. Parce que je n’ai pas l’intention de devenir cuisinière, couturière ou mère pondeuse. Non merci. Ce que je veux, c’est partir sur les routes, vivre de ma chasse et être libre comme l’air.
Si un jour Maman découvre ce que je suis en train d’écrire, je risque de passer un mauvais quart d’heure. Elle refuse que je m’éloigne de plus de vingt mètres de la lisière de la forêt. Je pen
Il faut absolument que je convaincs les autres de l’existence de mes visions. Ce que je viens de voir n’est franchement pas beau, et si personne ne fait quelque chose pour l’empêcher, ça va finir en bain de sang. Je vais voir Doc. Lui, au moins, il m’écoutera.
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